Le président de la République, Félix Tshisekedi a, de nouveau, appelé au renforcement de la gouvernance minière afin d’éradiquer définitivement la fraude minière et l’exploitation illicite des minerais.
À Mahagi comme à Aru en Ituri, ainsi que dans les provinces du Bas Uélé et du Maniema, des expatriés sans permis, mènent une exploitation minière « anarchique » et « cavalière » en violation du cadre légal et réglementaire.
Dans son intervention lors du Conseil des ministres du vendredi 24 avril, le président de la République a affirmé que les activités se caractérisent par des atteintes « graves et inacceptables » à la dignité humaine, à l’environnement et à l’autorité de l’État.
Le Président a fustigé la profanation des sépultures avec exhumation des restes humains, la destruction des terres agricoles, la pollution des nappes aquifères par l’usage de substances toxiques telles que les cyanures, ainsi que des traitements dégradants et des arrestations arbitraires des autorités coutumières et citoyens dénonciateurs.
Outre ces violations, Félix Tshisekedi a dénoncé une « véritable spoliation organisée » des ressources naturelles opérées à grande échelle au moyen d’engins lourds pour l’extraction de l’or et d’autres minerais stratégiques.
Selon lui, ce pillage coûte à l’Etat congolais des milliards de dollars annuels, sans bénéfice pour les trésors publics ni pour les communautés locales.
« Cette situation est inacceptable tant qu’elle porte atteinte à notre souveraineté économique, compromet la soutenabilité de notre environnement et fragilise la cohésion sociale dans les zones concernées. Elle doit donc cesser immédiatement », a-t-il pesté.
Felix Tshisekedi par ailleurs salué la mise en place une commission mixte associant les autorités provinciales, l’administration minière ainsi que les forces des défenses et des sécurités en vue d’identifier les responsabilités des proposés des mesures correctives appropriées.
Nonobstant, le Président de la République a instruit les ministres de l’Intérieur, de la Défense, de la Justice, de l’Environnement de collaborer avec celui des Mines en vue de la mise en place d’un dispositif opérationnel et coercitif de lutte contre l’exploitation minière illicite.
« Ce dispositif devra intégrer la saisie systématique des engins utilisés dans ces exploitations illégales, la traçabilité et la sécurisation des sites concernés, l’identification, la poursuite judiciaire et la sanction, sans complaisance, de tous les auteurs, co-auteurs, complices et de leurs réseaux de soutien, ainsi que la redistribution, dans un cadre légal et transparent, des équipements saisis au profit des structures qu’on laisse qualifiées, engagées dans une exploitation responsable et conformes aux normes environnementales et sociales », a préconisé le président Tshisekedi.
Dans la foulée, il a ordonné au ministre des Mines de doter l’Inspection Générale des Mines de moyens humains, techniques et financiers nécessaires à l’accomplissement efficace de sa mission.













































