La Première ministre, Judith Suminwa a présenté vendredi 12 juin, le bilan à mi-parcours de la première phase de l’audit de l’état liquidatif de la paie des agents et fonctionnaires de l’État.
D’emblée, la cheffe du gouvernement a mis en évidence l’existence d’insuffisances affectant, selon elle, la qualité, la cohérence et la fiabilité des données servant de base à la gestion des effectifs et à l’élaboration de la paie.
Le rapport relève également des écarts entre différentes bases de données administratives, ainsi que la persistance de situations nécessitant des vérifications complémentaires portant sur certaines composantes de la dépense salariale.
« Ces constats confirment la nécessité de poursuivre les investigations afin de disposer d’une cartographie exhaustive et fiable des effectifs de l’État, de sécuriser davantage la chaîne de rémunération et de renforcer la transparence ainsi que la soutenabilité de la masse salariale », a déclaré Judith Suminwa.
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Face à cette complexité, la Première ministre a rappelé aux membres de la coordination politique l’importance d’assurer la disponibilité effective de leurs experts respectifs et la mise à disposition diligente de l’ensemble des bases de données, fichiers administratifs et informations nécessaires à la poursuite des travaux.
« L’atteinte des objectifs assignés à cette deuxième phase dépendra de la capacité des administrations concernées à fournir, dans les délais impartis, des données complètes, fiables et exploitables permettant d’approfondir les vérifications », a-t-elle ajouté.
Elle a, par ailleurs, demandé au vice-premier ministre du Budget, Adolphe Muzito, de veiller au respect de la feuille de route validée afin d’assurer la bonne conduite des travaux.
Le 5 juin, Judith Suminwa avait réuni les membres de la coordination technique de la commission ad hoc chargée de cet audit notamment l’inspecteur général des finances, chef des services, ainsi que les experts désignés par le vice-premier ministre en charge de la Fonction publique.
Cette réunion a porté sur la mise en œuvre des mesures relatives à la prise en charge des agents et fonctionnaires de l’État certifiés et réguliers non encore mécanisés conformément aux orientations du Président de la République formulées lors des 79e et 90e réunions du Conseil des ministres.
















































