La Banque Centrale du Congo (BCC) a donné le coup d’envoi de la SECOMIF2026 à Kinshasa. Réunie autour de la Semaine congolaise de la microfinance, la filière entend replacer l’inclusion financière au cœur des politiques, avec en ligne de mire la croissance durable des Petites et Moyennes Entreprises (PME) et un développement plus équitable.
Dans son allocution, le Gouverneur de la BCC, André Wameso Nkualoloki a rappelé que la microfinance n’est pas seulement un outil d’accès au crédit : elle constitue un levier pour rapprocher les services financiers des populations.
À ce titre, le secteur occupe une place stratégique dans le Plan 2026-2030 de la Banque Centrale car il constitue le sixième pilier de la feuille de route.
Une filière qui s’étend… et qui doit se consolider
La BCC s’est appuyée sur un signal chiffré pour illustrer l’ampleur de la filière. Selon les données présentées par le gouverneur, à fin 2025, 116 institutions sont agréées avec un bilan de 824,2 millions de dollars.
Pour l’autorité de la politique monétaire, ce niveau confirme la capacité du secteur à s’organiser et à irriguer progressivement l’économie.
Nonobstant, l’institution monétaire rappelle que pour que l’inclusion financière reste un projet crédible et non une promesse fragile, la microfinance doit gagner en solidité notamment croître sans dégrader la qualité, et élargir l’accès au crédit sans mettre en risque les épargnants et les emprunteurs.
Dans son allocution aux acteurs de la microfinance, André Wameso a mis en évidence la triptyque gouvernance, gestion des risques et contrôle interne.
il a appelé les institutions de microfinance ainsi que les coopératives d’épargne et de crédit à renforcer leurs dispositifs afin de préserver la confiance des épargnants.
En outre, il a insisté sur la protection de la clientèle. Dans un contexte où les mécanismes de financement touchent de plus en plus de ménages, la Banque Centrale insiste sur la nécessité de pratiques plus responsables et mieux encadrées.
Le crédit, oui, mais avec des pratiques responsables
L’élargissement du crédit doit s’accompagner, selon la BCC, de conditions plus transparentes et d’une meilleure information des clients. L’enjeu est également de limiter le risque de surendettement, en veillant notamment aux conditions de prêt et à la capacité réelle des emprunteurs à faire face à leurs engagements.
La Banque Centrale a réaffirmé sa détermination à faire de la microfinance un instrument d’inclusion durable, au service de l’activité économique en particulier des PME et du développement équitable en RDC.











































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