Le gouvernement congolais a adopté, en Conseil des ministres, présidé par le Président de la République, Félix Tshisekedi, le projet de décret portant création, organisation et fonctionnement du Fonds de garantie des dépôts de la République démocratique du Congo.
Porté par le ministre des Finances, Doudou Fwamba, cet établissement public à caractère technique, est doté de la personnalité juridique afin de gérer les mécanismes de protection des dépôts et de contribuer à la stabilité du système financier national.
D’après l’argentier national, cette réforme vise à sécuriser davantage l’épargne déposée par la population auprès des banques et des autres établissements concernés. En cas de défaillance d’un établissement financier, le dispositif permettra de renforcer la protection des déposants, conformément aux mécanismes et plafonds qui seront définis.
Conçu comme une véritable assurance dépôt, ce fonds aura pour mission d’indemniser les déposants éligibles si leurs banques venaient à perdre son agrément. Dans ce cadre, cet établissement est pour les épargnants, un cadre institutionnel permanent pour récupérer la partie garantie de leurs avoirs.
Il ne s’agit pas d’une garantie illimitée accordée par l’Etat, mais d’un système public organisé. Ce sont les établissements de crédit, les membres eux-mêmes qui financeront le fonds par leurs cotisations professionnelles. En cas de crise, les indemnisations se feront dans la limite d’un plafond réglementaire protégeant ainsi, en période, les petits épargnants et les classes moyennes.
Au-delà du volte remboursement, le FOGADEC peut également intervenir de manière préventive dans la résolution d’une institution systémique en difficulté, notamment par le transfert de ses actifs ou de ses dépôts garantis vers une banque « saine » ou une banque relais lorsque cette solution est moins coûteuse qu’une liquidation.
Une fois mis en place, le FOGADEC agira sur trois leviers notamment :
- prévenir les paniques bancaires en désamorçant la peur des rumeurs,
- Booster l’inclusion financière en incitant des millions de Congolais qui hésitent encore à confier leur argent au circuit officiel;
- Renforcer la confiance globale dans le système financier national.
Sur le plan économique, la mise en place de ce Fonds entend renforcer la confiance de la population dans le système bancaire, d’encourager la bancarisation et la mobilisation de l’épargne nationale, de prévenir les risques de retraits massifs et de consolider la résilience du secteur financier.
« L’épargne ainsi mobilisée pourra davantage contribuer au financement de l’économie et des investissements », indique le ministère des Finances.
L’adoption de ce projet de décret intervient dans un contexte économique marqué par la progression des dépôts bancaires. Entre 2020 et 2025, les dépôts bancaires ont progressé de 125% et les crédits au secteur privé ont bondi de 302%.



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