Fanny Tshisekedi Tshilombo Kasalu Mangaya a sollicité auprès du Vice-premier ministre du Budget, Adolphe Muzito, l’appui du gouvernement au programme « Programme « Or Vert du Congo » et à son positionnement dans le marché agricole congolais.
Lors d’une audience au Centre Financier de Kinshasa, elle a, en qualité de coordinatrice nationale du Programme, exposé sa vision et les mécanismes envisagés pour mieux connecter les producteurs agricoles aux circuits de distribution et aux opportunités commerciales.
Selon elle, la particularité du Programme « Or Vert du Congo » réside dans son approche intégrée de la chaîne de valeur agricole plaçant les producteurs au cœur de la chaîne de valeur.
Cette ambition entend dépasser la seule question de la production pour construire des passerelles durables entre ceux qui cultivent la terre et ceux qui commercialisent les produits.
« Le programme Or Vert se veut être un programme où on fait une chaîne de valeur. Nous sommes un point central entre les producteurs et les distributeurs », a Fanny Tshisekedi précisant que la démarche place les producteurs au premier rang des bénéficiaires attendus.

En outre, elle ambitionne de valoriser leur travail, de renforcer leurs capacités et de leur faciliter l’accès aux marchés, afin de leur offrir des débouchés plus structurés et des perspectives économiques plus stables.
À travers son partenaire exécutif YOKANI GIE, le Programme entend notamment accompagner les maraîchers et les petites et moyennes entreprises agricoles, tout en favorisant leur mise en relation avec les supermarchés, les hôtels, les restaurants et d’autres acheteurs institutionnels ou privés.
Porté par Group Choice Holding Company, « Or Vert du Congo » défend une vision résumée par son slogan : « Le minerai du sol ».
Pour les initiateurs, cette formule traduit la volonté de considérer les terres congolaises et le savoir-faire des producteurs comme des ressources stratégiques pour la diversification de l’économie nationale.
« La richesse de la RDC ne se trouve pas uniquement dans son sous-sol, mais aussi dans ses terres, ses capacités de production et le potentiel entrepreneurial de sa population », défend le Programme.
Le Programme veut également promouvoir l’entrepreneuriat agricole, particulièrement auprès des femmes et des jeunes, de renforcer la production locale, de soutenir la transformation des produits agricoles et de contribuer à la réduction de la dépendance du pays aux importations alimentaires.
Concrètement, il s’agit de faire de l’agriculture un véritable moteur de croissance économique, de création d’emplois et de sécurité alimentaire en République démocratique du Congo.
Au-delà de l’accroissement de la production, l’enjeu est de structurer un écosystème économique dans lequel producteurs, distributeurs, investisseurs et institutions publiques travaillent de manière complémentaire aux fins de faciliter, à terme, l’accès des exploitants à des mécanismes de financement adaptés.
À cet égard, cette démarche de plaidoyer institutionnel vise aussi à sensibiliser les autorités à l’importance des investissements agricoles et à explorer les possibilités d’accompagnement du Programme.
Le Programme « Or Vert du Congo » estime que le développement de ce secteur ne dépend pas uniquement des capacités techniques des exploitants. De son avis, il nécessite également des partenariats solides, une meilleure structuration des circuits commerciaux et la mobilisation de ressources susceptibles de soutenir des initiatives économiquement viables.
Le Programme entend par ailleurs inscrire son action en complémentarité avec le ministère de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, compétent pour les orientations et les aspects techniques du secteur.
À travers cette démarche, « Or Vert du Congo » ambitionne de contribuer à une agriculture mieux organisée, davantage tournée vers le marché et plus attractive pour les investissements.
Toutefois, précise le ministre du Budget, cette démarche ne signifie pas qu’un financement public a été accordé ou qu’une inscription budgétaire a été décidée.
« Elle ouvre plutôt un espace de présentation et d’échanges sur les perspectives de collaboration, dans le respect des procédures et des compétences des institutions concernées », indique le ministère.

















































