Le gouvernement congolais a chiffré à 9 milliards de dollars américains le projet de construction et de mise en œuvre de sept lignes de tramway destinées à restructurer la mobilité urbaine dans plusieurs grandes villes, notamment Kinshasa, la capitale et Lubumbashi.
Selon des informations rendues publiques au terme d’une réunion tenue à Bruxelles, le ministre des Infrastructures et Travaux Publics, John Banza Lunda a rassemblé les responsables des entreprises du consortium belgo-international impliquées dans le projet afin de finaliser les derniers éléments techniques et administratifs avant le démarrage de la phase d’exécution du chantier.
Un réseau de sept lignes, interconnectées et pensé pour plusieurs quartiers
À Kinshasa, le projet prévoit le déploiement de sept lignes interconnectées, avec des liaisons reliant notamment Gombe, l’aéroport international de N’djili,Kintambo, Matete, l’Université de Kinshasa (UNIKIN), Selembao, la Cité Verte et Mont-Ngafula.
D’après le ministère des ITP, cette ambition est de créer un système plus structurant, capable de réduire la pression sur le trafic routier et d’améliorer l’accessibilité des grands pôles économiques, universitaires et résidentiels.

Le gouvernement indique que la première ligne sera pensée comme une liaison express, avec un tronçon en partie souterrain entre la commune de la Gombe et l’aéroport de N’djili, et une mise en service prévue dans les prochains mois, à l’issue des étapes de préparation et de validation technique.
Parmi les composantes du projet figurent l’emploi de tunneliers pour perforer les rochers et traverser des zones montagneuses. Le gouvernement et ses partenaires entendent accorder l’attention à la gestion des risques environnementaux et hydriques via un dispositif de cartographie et modélisation connu sous le nom de Hydroscan, visant notamment à renforcer la gestion durable des eaux pluviales et à mettre en place une alerte en temps réel pour prévenir les crues.
Afin d’assurer la fiabilité continue du service, le projet prévoit la mise en place d’un système d’alimentation électrique propre au réseau.
En outre, le tramway devra se connecter aux motos, aux taxis-bus et au réseau routier, afin de faciliter la correspondance et la continuité des déplacements.
Mise en œuvre via un partenariat public-privé
La coordination technique est assurée par l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT) dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP).
Le gouvernement évoque aussi des travaux complémentaires pour soutenir l’impact du tramway sur le territoire, notamment le renforcement des infrastructures de proximité (petites routes d’accès et voies secondaires) destinées à désenclaver des zones rurales et à faciliter l’acheminement des productions agricoles vers les centres urbains.
Au-delà du tramway, le programme comporte des volets liés au transport fluvial et routier, incluant notamment le dragage et le balisage de 28 000 kilomètres de voies navigables, ainsi qu’un programme de désenclavement portant sur 22 800 kilomètres de routes nationales et de grands corridors stratégiques.



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