À l’occasion du 66ᵉ anniversaire d’accession de la RDC à la souveraineté nationale et internationale, le président de la République Félix Tshisekedi a réaffirmé sa volonté de tourner la page d’un modèle d’exploitation destructeur.
Dans son discours à la nation, il a rappelé son engagement à mettre fin au pillage systématique des ressources naturelles tout en prônant la transformation de la perception internationale du pays.
Premier producteur mondial de cobalt et grand fournisseur de cuivre, la RDC dispose de ressources stratégiques pour des secteurs clés tels que les chaînes d’approvisionnement liées aux batteries et, plus largement, les énergies propres.
Dans ce contexte, le Chef de l’État a indiqué que la RDC cherchait désormais à mieux valoriser ses minerais critiques, en attirant des partenariats et des investissements internationaux davantage orientés vers des retombées concrètes pour la population.
“La RDC ne sera plus réduite à l’image d’un pays que l’on pille”
Félix Tshisekedi a déclaré que la RDC ne devait plus être considérée comme un territoire à exploiter, mais comme un acteur de stabilité et de développement. Il a insisté sur un serment fait depuis son accession à la magistrature suprême en 2019.
« La RDC ne sera plus réduite à l’image d’un pays que l’on convoite, que l’on pille ou que l’on déstabilise. J’en ai fait le serment devant la Nation. Et depuis mon accession à la magistrature suprême, je travaille à faire reconnaître notre pays pour ce qu’il est véritablement appelé à devenir : un pilier de paix, de croissance, de transition énergétique, de stabilité régionale et de prospérité partagée en Afrique et dans le monde. Le regard porté sur notre pays est d’ailleurs en train de changer », a-t-il déclaré.
De territoire de crises à “pays solutions”
Dans son discours, le président a souligné que la RDC n’est plus seulement perçue comme un espace marqué par des crises. De son avis, elle de plus en plus identifiée comme un « pays solutions » notamment grâce à des minerais tels que le cobalt, le cuivre, le coltan et le lithium.
Ces ressources, dit-il, participent à façonner l’avenir du monde et permettraient à la RDC d’obtenir un levier de repositionnement et de transformation.
Partenariats internationaux et exigence de souveraineté
Le Chef de l’État a également évoqué la stratégie de la RDC en matière de coopération. Il a notamment mentionné un partenariat stratégique en construction avec les États-Unis ainsi que d’autres accords envisagés avec différents partenaires.
À terme, ces collaborations visent à servir les intérêts fondamentaux du peuple congolais, renforcer la souveraineté, soutenir la paix, favoriser la transformation locale, contribuer à la sécurisation des chaînes de valeur et créer des emplois durables pour la jeunesse.
« Le temps où nos minerais étaient extraits chez nous, exportés à l’état brut, valorisés ailleurs, puis revendus au monde pendant que nos populations demeuraient dans la pauvreté, appartient désormais au passé », a martelé Félix Tshisekedi.
Dans cette même logique, la RDC assume la présidence de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs. Le président a présenté cette initiative comme un cadre visant à rendre l’action régionale plus utile, plus responsable et plus efficace pour la paix, la sécurité, la stabilité et le développement partagé.
Pour son mandat, la République démocratique du Congo entend défendre le respect de l’intégrité territoriale, la non-ingérence, la lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles, l’intégration économique, la sécurité collective et la responsabilité vis-à-vis des engagements pris.
De plus, le Président Tshisekedi a indiqué que la RDC, qui va présider le Conseil de sécurité des Nations Unies au mois de juillet, portera un message sur les liens entre ressources naturelles, paix, sécurité et développement durable.
« Notre message sera clair : les ressources naturelles de la République démocratique du Congo ne doivent plus être regardées comme une malédiction. Elles doivent devenir un levier de paix, de prospérité, de souveraineté, de justice et de transformation pour le peuple congolais », a conclu le président.


















































