En prélude à la mise en œuvre effective de l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO), le gouvernement a annoncé la mise sur pied d’une équipe technique restreinte chargée d’organiser une rencontre préparatoire pour renforcer privilégier le dialogue avec les partenaires sociaux, en vue de sensibiliser l’ensemble des acteurs sur les modalités d’application de la réforme.
Cette annonce a été faite par le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba à l’issue d’une réunion avec le Vice-premier ministre de la Fonction Publique, Jean-Pierre Lihau.
L’AMO est une réforme visant à protéger financièrement les ménages face aux dépenses imprévues liées à la maladie. Elle entend garantir à chaque citoyen, quel que soit son niveau de revenu, un accès équitable à des soins de santé de qualité.
À l’approche d’une date butoire annoncée pour le déploiement du nouveau système, le gouvernement indique avoir finalisé les ajustements nécessaires.
« La rencontre a abouti au fait que nous allons avoir cette grande discussion avec les partenaires sociaux qui sera organisé par une petite équipe technique que nous venons de mettre en place et qui dans les jours qui viennent très rapidement nous allons faire aboutir cette réforme de l’assurance maladie obligatoire pour permettre aux gens de ne plus payer les soins et même le jour où il tombe malade. L’idée c’est que quand vous êtes malade votre assurance vous protège et ça va permettre à ce que tout le monde accède aux soins de santé de qualité quel que soit son niveau de revenu parce que la protection sera organisée en amont. C’est une cotisation partagée entre les employeurs et l’employé », a déclaré Roger Kamba.
Le mécanisme de financement prévoit des cotisations partagées entre employeurs et employés.
« Les employeurs en l’occurrence ici l’État va payer 2% et l’employé va payer 0,5%. Ce qui montre que c’est une cotisation très simple, très modique mais qui vous permet d’accéder aux soins de grande qualité », a-t-il expliqué.
Le gouvernement affirme que l’Assurance Maladie obligatoire représente une rupture par rapport au système de santé traditionnel, souvent marqué par une charge financière lourde pour les familles lorsqu’un imprévu survient.
Selon le ministère de la Santé publique, ce choix traduit une volonté d’équité en faisant porter une part plus importante de l’effort par l’employeur.
Pour illustrer le mécanisme, la cellule de communication du ministère avance notamment l’exemple d’un salarié rémunéré au salaire minimum. Avec un revenu estimé à 130 dollars par mois et un ménage de cinq personnes, la contribution du salarié serait de 3,25 dollars, contre 13 dollars pour l’employeur, soit 16,25 dollars au total par mois.
À un niveau de revenu plus élevé, pour un salarié percevant 2 000 dollars par mois (toujours avec une famille de cinq personnes), la contribution du salarié atteindrait 50 dollars, contre 200 dollars pour l’employeur, soit 250 dollars au total.
Dans ce contexte, la progressivité permettra d’ajuster l’effort selon la capacité financière, dans une logique de solidarité mieux répartie.
À l’échelle nationale, les perspectives seraient importantes. Sur la base de l’hypothèse de 1 million de travailleurs cotisants, le dispositif pourrait mobiliser 16 250 000 dollars par mois (sur la base de 16,25 dollars par mois et par cotisant), sous réserve d’une application effective, d’un élargissement du dispositif et de sa durabilité.
Les militaires, policiers et agents de la fonction publique sont parmi les premiers bénéficiaires, dans l’objectif de réduire progressivement la dépendance à l’aide internationale.
Le Président Tshisekedi avait indiqué que la réforme vise à élargir l’accès aux soins, renforcer la protection financière des ménages et mobiliser des ressources domestiques.
« C’est un acte de justice sociale et de reconnaissance envers ceux qui protègent notre pays », avait-il expliqué.
De son avis, cette décision s’appuie sur les résultats » positifs » obtenus grâce à la gratuité de la maternité et à la prise en charge des nouveau-nés, le premier volet du programme de Couverture santé universelle (CSU).











































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