La puissance électrique injectée dans le réseau de distribution de Kinshasa est actuellement comprise entre 390 et 450 mégawatts (MW), contre un pic de 700 MW enregistré entre le 11 juin et le 15 juillet. Tel est le constat fait par le directeur général de la Société nationale d’électricité (SNEL), Teddy Lwamba.
S’exprimant jeudi à lors d’un briefing de presse consacré à la desserte en électricité, le patron de la SNEL a établi un parallèle entre la période de forte injection durant la Coupe du monde de football.
« Nous avons atteint un pic d’injection de puissance, du 11 juin au 15 juillet, à 700 MW. Vous allez constater que c’était une période festive, avec la Coupe du monde, et tout le monde était desservi à Kinshasa, au bonheur des abonnés », a déclaré Teddy Lwamba.
D’après le directeur général, le niveau d’injection a depuis diminué, se situant actuellement entre 390 et 450 MW. Il a toutefois évoqué la possibilité d’augmenter la puissance disponible pour les ménages en réaffectant une partie de l’énergie actuellement destinée au secteur industriel.
« Si vous rajoutez 50 MW chaque soir du secteur industriel pour les injecter dans la population », a-t-il indiqué, évoquant ainsi un transfert ponctuel de capacité vers la desserte résidentielle.

En effet, le niveau actuel de 390 à 450 MW représente une puissance inférieure de 250 à 310 MW au pic de 700 MW annoncé pour la période de référence.
Pour pallier cette situation, la SNEL a opté pour le déploiement d’un bateau-centrale flottant d’une capacité de 134 mégawatts, en partenariat avec une entreprise turque spécialisée dans le secteur de l’énergie.
Selon Teddy Lwamba, cette infrastructure devrait permettre d’accroître l’offre énergétique et d’améliorer principalement la desserte électrique dans la capitale congolaise, mais aussi dans les provinces voisines.
« Nous aurons 20 % d’amélioration », a assuré le directeur général de la SNEL, soulignant les retombées attendues de cette solution sur l’approvisionnement en électricité à Kinshasa.
Par ailleurs, Teddy Lwamba a abordé la question du recouvrement des factures d’électricité, dénonçant le non-paiement de celles-ci par certaines institutions publiques.
Il a indiqué que l’État représente environ 25 % de la consommation nationale d’électricité, tout en déplorant le fait que plusieurs instances officielles ne s’acquittent pas de leurs factures.
Le numéro un de la SNEL estime ainsi nécessaire de corriger cette « incohérence institutionnelle » afin d’améliorer la situation financière de l’entreprise et de lui permettre de mieux répondre à ses obligations.




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