Le vice-Premier ministre du Budget, Adolphe Muzito a présenté la vision décennale de la République démocratique du Congo, portée pour résorber le déficit en infrastructures et faire de la « revanche du sol sur le sous-sol » une réalité.
Ce membre du gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa a indiqué que le président Félix Tshisekedi a hérité d’un pays disposant de moins de 5 000 kilomètres de routes nationales asphaltées, sur un réseau routier total d’environ 55 000 kilomètres de tracé colonial.
Sur le plan ferroviaire, il a relevé qu’environ 1 000 kilomètres de chemins de fer sont fonctionnels, sur 5 000 kilomètres au total.
« On ne peut pas faire de l’agriculture sans routes. Lorsqu’il est arrivé au pouvoir, le président Félix Tshisekedi n’a trouvé que 5 000 kilomètres de routes nationales macadamisées sur les 55 000 kilomètres dont dispose le pays, correspondant au tracé colonial. Sur les chemins de fer, même constat : il a trouvé 1 000 kilomètres de chemins de fer effectivement fonctionnels sur 5 000 kilomètres qui dataient du tracé colonial », a déclaré Adolphe Muzito, premier ministre du 10 octobre 2008 au 6 mars 2012 sous le président honoraire Joseph Kabila.
À court et moyen termes, le gouvernement prévoit de construire, d’ici 2028, 10 000 kilomètres de routes nationales macadamisées et 1 500 kilomètres de chemins de fer.
« D’ici 2028, le budget en ressources propres passera à 21 milliards de dollars, ce qui nous permettra d’atteindre 10 000 kilomètres de routes nationales macadamisées. À cet horizon, nous aurons également atteint 1 500 kilomètres de chemins de fer », a expliqué le vice-Premier ministre du Budget.
À plus long terme, l’ambition affichée est d’investir 100 milliards de dollars afin de réaliser, à l’horizon 2035, 50 000 kilomètres de routes nationales macadamisées et 4 000 kilomètres de chemins de fer. Le plan inclut également 125 unités aéroportuaires et portuaires ainsi que 50 unités de barrages hydroélectriques.
En parallèle, une partie des fonds sera destinée à la construction de casernes pour les militaires et de cités pour la police nationale congolaise.
« Nous prévoyons que, dans les dix prochaines années, soit d’ici à 2035, plus de 100 milliards de dollars pourraient être affectés à la construction de 50 000 kilomètres de routes nationales macadamisées et 4 000 kilomètres de chemins de fer. Il y aura aussi, d’ici là, 125 unités aéroportuaires et portuaires, 50 unités des barrages hydroélectriques installées, à quoi il faut ajouter la construction de cités pour les policiers et de casernes pour les militaires… », a-t-il précisé.
Selon des projections tablant sur une croissance moyenne de 5,5 % sur la période 2026-2035, la RDC entend financer ces investissements grâce aux ressources propres, sans dépendre des « caprices » des institutions financières internationales et des partenaires bilatéraux.
« Les investissements et le développement agricoles seront dès lors possibles et permettront cette revanche du sol sur le sous-sol. Avec Félix Tshisekedi, la RDC se positionnera au troisième rang des puissances économiques d’Afrique subsaharienne, juste après l’Afrique du Sud (550 milliards de dollars) et le Nigeria (530 milliards de dollars), avec un PIB de 215 milliards de dollars en 2035. L’avantage, avec l’actuel chef de l’État, est qu’il a montré ce dont il est capable. Avec lui, nous avons maintenant un budget de développement capable de financer les infrastructures et plus uniquement de financer les frais de fonctionnement de l’État », a-t-il martelé.











































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