Les inspecteurs, les contrôleurs du travail et les agents administratifs de l’Inspection Générale ont pris d’assaut le Centre Financier de Kinshasa, siège des ministères des Finances et du Budget, pour dénoncer le retard dans l’exécution des instructions données par le Président de la République, Félix Tshisekedi, pour accélérer la réforme de l’Inspection Générale du Travail. Calicots, fanfares, vuvuzelas…la tension est montée d’un cran ce mercredi 29 juillet devant les bâtiments feutrés du CFK.
Lors de la 94ᵉ réunion du Conseil des ministres tenue le vendredi 10 juillet à Kinshasa, le Chef de l’Etat a fustigé des insuffisances institutionnelles, organisationnelles, financières, logistiques et opérationnelles, qui freinent l’action de l’inspection Générale du Travail, réduisant sa capacité à couvrir l’ensemble du territoire national.
Pour permettre à l’IGT d’accomplir ses missions liées à la protection des travailleurs, la prévention des conflits sociaux et d’améliorer le climat des affaires, le Président Tshisekedi a enjoint le gouvernement à renforcer l’autonomie administrative et financière de l’Inspection générale du Travail et de garantir une rémunération conforme au statut des inspecteurs et contrôleurs du travail, avec une mensualisation régulière de leurs avantages.
Dix-neuf jours après, les inspecteurs et contrôleurs du Travail dénoncent le sabotage des instructions présidentielles.
Dans une déclaration faite sur le lieu de leur sit-in, ils affirment avoir totalisé six mois sans salaire.
« Nous sommes ici comme inspecteurs, contrôleurs du travail et agents administratifs. Nous sommes venus pour exprimer notre ras-le-bol par rapport à non exécution des orientations du Chef de l’Etat qui ont été données lors de différentes réunions du conseil des ministres. Très récemment, il a instruit le gouvernement de nous prendre en charge et d’achever les réformes de l’IGT. Nous rappelons que les inspecteurs, les contrôleurs du travail et les administratifs de l’IGT sont à six mois d’arriérés de salaire. Nous sommes payés à mode complémentaire, il faut attendre six mois sachant que nous sommes des pères et mères de familles avec des responsabilités. Nous revendiquons le paiement intégral de nos arriérés de salaire, le respect des instructions du Chef de l’Etat relatives à la prise en charge des inspecteurs et contrôleurs du travail », ont-ils déclaré.
Au-delà des arriérés cumulés, ils réclament aussi l’inscription effective de l’ensemble des agents concernés dans la paie régulière.
« La démarche est bloquée au niveau du Budget et des Finances. Comme d’habitude, le Chef de l’Etat a toujours instruit en Conseil des ministres mais après instruction du Chef de l’Etat , c’est le gouvernement qui bloque. Les instructions du Président de la République sont bafouées par le gouvernement à travers les ministres du Budget et des Finances », ont-ils déploré.
Les inspecteurs, contrôleurs et agents administratifs soulignent que la réforme de l’IGT ne pourra être crédible que si l’institution dispose des moyens nécessaires et si ses agents sont rémunérés conformément aux orientations annoncées par le sommet de l’État.











































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