Le président de la République, Félix Tshisekedi, a demandé au directeur de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), Jean-Jacques Muyembe, d’activer l’ensemble du dispositif scientifique et médical ayant permis à la RDC de contenir efficacement les précédentes épidémies d’Ebola. C’était lors d’une réunion de crise qui a eu lieu à sa résidence du Mont Ngaliema, en présence de la Première ministre Judith Suminwa, des ministres sectoriels ainsi que du Directeur général de l’INRB.
Virologue congolais de renommée mondiale et codécouvreur du virus Ebola en 1976, le professeur Jean-Jacques Muyembe a été récemment nommé conseiller spécial du directeur général d’Africa CDC, Dr. Jean Kaseya.
Les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) sont l’agence de santé publique spécialisée de l’Union africaine.
Basée à Addis-Abeba, en Éthiopie, elle aide les États membres à détecter, prévenir et répondre aux menaces de maladies tout en construisant des systèmes de santé résilients et dirigés localement à travers le continent.
Africa CDC coordonne les réponses rapides aux épidémies comme Ebola et d’autres maladies transmissibles à travers les frontières africaines.
En tant qu’institution autonome, Africa CDC soutient les États membres de l’UA dans le renforcement des systèmes de santé, l’amélioration de la surveillance des maladies et le renforcement de la préparation et de la réponse aux urgences sanitaires
L’agence collabore avec des organismes internationaux pour stimuler la fabrication locale de vaccins, le financement durable de la santé et la surveillance des maladies.
La dix-septième épidémie Ebola a été officiellement déclarée le 15 mai dernier. Elle touche six zones de santé dont Mongbwalu et Rwampara en Ituri, Bunia et Nyankunde dans la même province, ainsi que Butembo-Katwa et Goma au Nord-Kivu.
Les données actualisées du ministère de la Santé publique rapportent que 600 cas suspects ont été signalés dans les zones concernées, 139 décès suspects dont 39 confirmés au laboratoire.
Selon l’Institut national de Recherche Biomédicale (INRB), la variante Bundibugyo (2026) est génétiquement distincte des épidémies précédentes de 2007 et 2012, issue directement d’un réservoir animal. À ce stade, Bundibugyo ne dispose d’aucun vaccin ni traitement spécifique approuvé.
Toutefois, les autorités sanitaires affirment que cette souche est « moins létale » que la souche Zaïre, dont le taux de mortalité dépasse les 80 % contre environ 30 % pour Bundibugyo.


















































