Les agents et fonctionnaires de la Division Centrale de Kinshasa dont les salaires sont domiciliés au sein de l’Afriland First Bank, sont montés au créneau pour dénoncer un retard « excessif et injustifié » dans le paiement de leur rémunération du mois d’avril.
Selon leur correspondance exploitée par ECO24.CD, à la date du 21 mai, ils n’ont toujours pas perçu leurs salaires, tandis que le gouvernement et les instances de suivi sont aphones, suscitant une inquiétude grandissante.
Dans ce document adressé aux membres du Comité de suivi de la paie des fonctionnaires de l’État, un service du ministère des Finances, les signataires expriment une « profonde indignation » face à cette situation qu’ils qualifient de « critique et hautement préjudiciable ».
D’après eux, l’absence de versement plonge leurs familles dans une « précarité insupportable », avec des répercussions directes sur le quotidien et la dignité professionnelle des agents.
Les fonctionnaires estiment que le retard, désormais prolongé, ne peut plus relever uniquement de causes techniques ou administratives, affirmant que la situation s’apparente désormais à une manœuvre délibérée.
« Face à ce manque flagrant de considération et au silence assourdissant qui l’accompagne, une question demeure : jusqu’à quand nos autorités de tutelle vont-elles observer cette situation sans réagir ? », se sont-ils indignés.
Pour les fonctionnaires, la paie n’est pas une faveur mais la contrepartie d’un service rendu. Ils rappellent que le salaire constitue, selon eux, un droit constitutionnel inaliénable. À ce titre, ils exigent une régularisation immédiate et définitive du paiement du mois d’avril.
Un ultimatum de 72 heures au comité de suivi
Afin de faire aboutir leur revendication, les signataires annoncent la mise en place d’un mécanisme de pression. Un ultimatum de 72 heures a été lancé au Comité de suivi de la paie, avec l’exigence de débloquer sans condition le versement des salaires auprès de l’Afriland First Bank.
Par ailleurs, en cas d’absence de solution concrète à l’expiration du délai, le collectif annonce un appel à la mobilisation générale de l’ensemble des agents concernés.
« Un appel solennel à la mobilisation générale est décrété à l’endroit de tous les agents de la Division Centrale concernés, afin d’entreprendre des actions de grande envergure pour faire valoir nos droits les plus légitimes si aucune solution concrète n’est effective à l’expiration de ce délai. Le salaire étant la juste contrepartie d’un service fait, il constitue un droit constitutionnel inaliénable et non une faveur. Nous exigeons une régularisation immédiate et définitive », ont-ils martelé.


















































