Kinshasa renoue progressivement avec le rail. Après plus de quinze ans d’interruption, le trafic ferroviaire reprend grâce à la relance du train urbain reliant la Gare centrale à l’aéroport international de N’djili.
Annoncée comme une étape majeure après la réhabilitation de cette infrastructure ferroviaire grâce à l’exécution technique de l’ONATRA (Office National des Transports), devenue la Société Commerciale des Transports et des Ports (SCTP), cette remise en service vise à améliorer les conditions de transport des populations et à alléger les tensions dans la circulation de la capitale.

Le tronçon concerné s’étend sur 25 kilomètres. Selon le gouvernement, sa mise en circulation répond à plusieurs priorités : d’abord, le désengorgement du trafic routier régulièrement perturbé par les embouteillages ; ensuite, l’amélioration du pouvoir d’achat grâce à une offre tarifaire présentée comme stable et accessible ; enfin, la restauration du domaine public, à travers la libération des emprises ferroviaires occupées illégalement.
À long terme, l’extension du réseau touchera la partie Ouest de la ville, entre la Gare centrale et la place Kintambo Magasin.
Après la phase inaugurale, le gouvernement prévoit la reprise du service quotidien dans moins de trois semaines, avec un objectif de réduction du temps de trajet.

À terme, la durée entre la Gare centrale et l’aéroport de N’djili devrait être diminuée de 20 à 30 minutes pour atteindre un gain global annoncé de 45 minutes dans la relance du trajet.
Cette relance s’inscrit dans le cadre du projet MetroKin, un réseau ferroviaire d’environ 300 kilomètres, soutenu par l’Africa Finance Corporation (AFC).
Dans sa première phase, MetroKin vise le transport de plus de 520 000 passagers par jour. L’ambition affichée est de répondre concrètement aux défis d’une mégalopole estimée à près de 20 millions d’habitants, en proposant une alternative de mobilité plus fiable et plus efficace.


















































