La Banque centrale de la République démocratique du Congo a présenté, dans sa note de conjoncture économique, l’état des finances publiques au 19 juin et les tendances observées au premier semestre 2026.
Selon l’institution, le Trésor public a décaissé jusqu’à 1.942,8 milliards de francs congolais pour exécuter les dépenses publiques sur la période sous revue.
En effet, les dépenses publiques constituent l’un des leviers majeurs de la politique économique de l’État couvrant la rémunération des travailleurs de la fonction publique, le fonctionnement des institutions et, plus largement, des besoins d’investissement dans des secteurs tels que les infrastructures, la santé, l’éducation ainsi que la défense et la sécurité.
Parmi ces sorties, les montants les plus importants concernent la rémunération des agents et fonctionnaires de l’État évaluée à 531,7 milliards de francs congolais.
La BCC indique également que d’autres dépenses significatives ont été enregistrées, notamment les frais financiers, estimés à 82,3 milliards de CDF.
La BCC précise que l’exécution budgétaire au premier semestre 2026 s’inscrit dans une tendance haussière liée à l’augmentation des dépenses imprévues et urgentes associées à la défense du pays et aux exigences de souveraineté.
« Du côté des dépenses, il s’observe une tendance haussière expliquée principalement par l’expansion des dépenses exceptionnelles liées essentiellement aux impératifs de souveraineté », peut-on lire dans ce rapport.
Une trésorerie soutenue au premier semestre 2026
Dans la même note, la Banque Centrale précise qu’au cours de la période de janvier à juin 2026, la trésorerie de l’État est demeurée stable.
Cette stabilité est liée à deux principaux facteurs notamment les recettes propres des régies financières et les ressources mobilisées sur le marché domestique à travers les bons du Trésor ainsi que sur les marchés internationaux via l’émission d’Eurobonds.
« Au premier semestre de l’exercice 2026, la trésorerie de l’État reste soutenue par les recettes des régies financières, en sus des ressources mobilisées sur le marché intérieur des valeurs du Trésor et des produits d’émission d’Eurobond sur les marchés internationaux de capitaux », résume la note de conjoncture.
Pour la période sous examen, les régies financières ont mobilisé 1.467,8 milliards de CDF dont 613,0 milliards de CDF de recettes des impôts directs et indirects (DGI); 517,2 milliards de CDF de recettes douanières et des accises (DGDA), ainsi que 337,7 milliards de CDF de recettes de la parafiscalité ( DGRAD).
Un déficit prévisionnel du plan de trésorerie
In fine, la note fait état des opérations financières de l’État pour le mois sous revue.
Le plan de trésorerie présente un déficit prévisionnel de 332,0 milliards de CDF résultant de recettes évaluées à 1.970,1 milliards contre des dépenses projetées à 2.302,1 milliards.


















































