En marge de sa participation au premier match de l’équipe nationale à la Coupe du monde 2026, le président Félix Tshisekedi a échangé avec la diaspora congolaise de Houston, aux États-Unis, à l’issue du nul (1-1) face au Portugal.
Les échanges ont porté principalement sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays et sur les efforts en cours en vue de restaurer une paix durable.
Le président de la République a indiqué que les Forces armées congolaises (FARDC) se comportent bien sur la ligne de front face aux rebelles de l’AFD/M23, soutenus par le Rwanda.
S’appuyant sur ces éléments, il a affirmé que toutes les zones notamment les villes de Goma et de Bukavu, occupées depuis plus d’une année seraient bientôt reconquises par l’armée loyaliste.
« Nous sommes un pays en guerre. Ne l’oubliez pas : cela fait 30 ans que nous sommes agressés. Pendant 18 ans, leurs complices ont fait le sale boulot pour nos ennemis. Mais maintenant, nous disons : c’est terminé. Le Congo doit rester debout. Chers compatriotes, peu importe l’endroit où vous vous trouvez, levez vos fronts, comme le dit notre hymne national. Ne soyez plus tristes. Ce qui s’est fait aujourd’hui n’est qu’un début. Notre lutte visait à sortir le Congo du trou dans lequel il était plongé. Nous sommes en train d’en sortir, et les ennemis sont devenus fous. Au Rwanda, ils sont devenus fous. Au Congo, leurs complices sont aussi devenus fous. Voilà pourquoi je vous appelle à l’unité, mes chers compatriotes. Rejetez tout discours visant à trahir le Congo », a-t-il déclaré.
« Tout le peuple congolais doit soutenir ceux qui se battent pour notre pays, où qu’ils se trouvent, comme nous le faisons avec nos FARDC. Aujourd’hui, elles sont en train de malmener l’ennemi. Je crois fermement que, dans les prochains jours, le Congo tout entier sera libéré », a affirmé Félix Tshisekedi.
Cette déclaration du commandant suprême des forces armées intervient dans un contexte marqué par une intensification récente des affrontements, notamment dans les Hauts plateaux de Fizi, au Sud-Kivu.
Elle intervient aussi au moment où le retrait des forces rwandaises est attendu en mi-juillet 2026, selon l’administration américaine, qui avait parrainé l’accord de paix signé entre la RDC et le Rwanda.
Toutefois, cette annonce suscite des réserves. Les autorités rwandaises et l’AFC-M23 accusent Kinshasa de ne pas respecter ses engagements dans le cadre des processus de paix, notamment lors des négociations de Doha et au sujet de la neutralisation des FDLR.

















































