Sans surprise, les députés de l’Union sacrée, majoritaires à l’Assemblée nationale, ont voté ce mardi la proposition de loi controversée relative aux conditions d’organisation du référendum.
Initiée par le député pro-pouvoir Paul Gaspard Ngondankay, cette réforme accorde au Président de la République l’exclusivité de convoquer le référendum en République démocratique du Congo.
Le texte a été adopté avec 348 voix sur 351 votants.
La plénière s’est tenue en l’absence des députés de l’opposition, qui ont décidé de boycotter les travaux relatifs à cette loi dénonçant « un coup d’État institutionnel » et « une haute trahison », orchestrée par l’Union sacrée, avec la bénédiction de son autorité morale, Félix Tshisekedi.
Cette loi ouvre la voie à un changement constitutionnel, à un moment où le président en exercice, dont le deuxième et dernier mandat doit prendre fin en 2028, a clairement affirmé sa volonté de se maintenir au pouvoir « si le peuple le lui demande ».
Toutefois, bien que minoritaire au parlement et imputée de ses jambes, l’opposition n’a pas encore dit son dernier mot. Elle, regroupée au sein de la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64), a déjà annoncé un sit-in le 12 juin, devant le siège du Parlement, pour exiger le retrait de ladite loi.
En attendant, le texte adopté par la Chambre basse a été transmis au Sénat, pour la formalité de la seconde lecture avant sa promulgation.
















































