La Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) annonce l’intensification des manifestations face au projet de changement de la Constitution porté par la majorité au pouvoir.
Après la journée « ville morte » du 03 juin, l’opposant Moïse Katumbi, président d’Ensemble pour la République et membre du bloc C64 a mis en garde contre toute répression des manifestants. Il a rappelé les « heures sombres » de l’ère Kabila, qui ont coûté la vie à certaines figures ayant soutenu des initiatives de l’opposition portées par l’UDPS, aujourd’hui au pouvoir.
« On va organiser plus de manifestations. Et si le président Tshisekedi est prêt à tuer, comme on a tué Kapangala, comme on a tué les autres, il sera responsable », a-t-il prévenu.
Pour Moïse Katumbi, Félix Tshisekedi doit quitter le fauteuil présidentiel de manière honorable à l’issue de son mandat en 2028.
« Je lui donne un conseil. Il vaut mieux partir et ne pas avoir le sang dans ses mains. Parce que quand on a du sang dans les mains, par après, quand on part, ça laisse beaucoup de tâches. Je donne encore une fois un conseil au président Tshisekedi : il a dit que si le peuple me demande, il vais rester. Le peuple a dit non au président Tshisekedi. On doit se séparer en paix. Il va rester notre ancien président. Il doit être sénateur à vie », a-t-il déclaré.
L’ancien gouverneur du Katanga estime que la RDC n’a pas besoin d’un « despote », mais plutôt d’institutions fortes.
« Le président Tshisekedi doit revenir à la raison. Je lui donne un conseil : bientôt, il deviendra sénateur à vie comme Joseph Kabila. Il y a un temps pour tout. On n’a pas besoin d’un homme fort, mais nous avons plutôt besoin d’institutions fortes. L’histoire est têtue. En 2015, lorsqu’il y a eu des gens qui voulaient tenter de toucher à la Constitution, l’UDPS a demandé à ses militants de sortir. Cette fois-ci, la population est consciente et elle sait que le problème n’est pas la Constitution, » a-t-il soutenu.
Katumbi a encouragé le président Tshisekedi à ne pas suivre « tous les charlatans », notamment certains pasteurs « chantres » de la révision constitutionnelle, qui, selon lui, l’induisent en erreur.
« Il ne doit pas suivre tous ces mauvais conseillers. La plupart de ces charlatans de pasteurs sont les mêmes qui voulaient induire le président Kabila en erreur à l’époque. Heureusement, il était sage. Un chef doit voir l’intérêt de la population. Le changement de la Constitution, c’est la souffrance continue de la population congolaise », a-t-il conclu.
















































