La ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, Recherche scientifique et innovation (ESU-RSI), Marie-Thérèse Sombo a réaffirmé, devant les sénateurs, l’ambition du gouvernement de moderniser et d’étendre l’offre universitaire à travers la République démocratique du Congo.
S’exprimant au Sénat, la ministre a rappelé que l’État entend doter chaque chef-lieu de province d’une université répondant aux standards internationaux, conformément à l’orientation donnée par le Président de la République, Félix Tshisekedi.
Elle a toutefois souligné que la mise en œuvre de ce programme s’effectue dans un contexte de contraintes budgétaires, liées notamment à un crédit financier limité.
« Le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi a levé l’option stratégique de doter chaque chef-lieu de province d’une université répondant aux standards internationaux. Conformément à cette vision et malgré les contraintes liées au crédit budgétaire limité, le gouvernement, à travers mon ministère, a inscrit à l’exercice 2026 la construction de 12 nouvelles infrastructures universitaires », a déclaré Marie-Thérèse Sombo.
Selon la ministre, la dynamique gouvernementale s’appuie à la fois sur des chantiers nouvellement prévus et sur la poursuite de projets déjà engagés. Ainsi, 12 nouveaux projets doivent démarrer ou se concrétiser au cours de l’exercice 2026, tandis que deux universités font déjà l’objet de travaux Kisangani et Mbandaka.
En perspective, ces projets concernent plusieurs villes et sites universitaires à travers le pays. Il s’agit notamment de Kimpese, Tchikapa, Kikwit, Lodja, Kamina, Kalemie, Buta, Isiro, Gemena et Lisala ainsi que de la phase 2 pour les universités de Mbujimayi et Lubumbashi.
Marie-Thérèse Sombo a affirmé que la passation des marchés pour ces établissements est en phase de finalisation, conditionnant le lancement effectif des travaux.
Corriger les inégalités d’accès et rapprocher l’université des populations
Au-delà des infrastructures, Marie-Thérèse Sombo a expliqué que cette initiative vise à corriger les inégalités territoriales dans l’accès à l’enseignement supérieur ; rapprocher les universités des populations, en réduisant les distances géographiques et stimuler un développement scientifique harmonieux sur l’ensemble du territoire national.
Selon elle, cette démarche traduit la volonté de l’État de renforcer l’équité territoriale et de créer des conditions favorables à la production de savoir et à la recherche.
Dans le détail, les dossiers de passation des marchés relatifs aux universités publiques prévues sont en phase de finalisation. Les projets annoncés incluent des composantes telles que les cliniques universitaires, la voirie, les homes des étudiants ainsi que des équipements d’énergie solaire.
Pour les universités concernées, la ministre a notamment cité : Kimpese, Tchikapa, Mbujimayi (phase 2 : cliniques, voirie, home des étudiants, central solaire), Kikwit, Lodja, Kamina, Kalemie, Buta, Isiro, Gemena, Lisala ainsi que Lubumbashi (phase 2 : cliniques universitaires, voirie, home des étudiants, central solaire).
Marie-Thérèse Sombo a affirmé que le gouvernement s’emploie à réduire les disparités d’implantation des établissements d’enseignement supérieur et universitaire.
Malgré les limites budgétaires évoquées, a-t-elle souligné, l’exécutif maintient l’objectif inscrit pour 2026, dans un cadre de planification et de contractualisation en cours.


















































