Le vice-premier ministre du Budget, Adolphe Muzito a réaffirmé l’engagement du gouvernement à garantir un financement durable des réformes éducatives engagées depuis l’avènement du Président de la République, Félix Tshisekedi, afin de bâtir un système éducatif performant, équitable et plus résilient, capable d’accompagner les ambitions de développement du pays.
Lors du panel consacré à la soutenabilité financière de la gratuité de l’enseignement primaire public et à son extension progressive au secondaire, organisé dans le cadre du Segment politique de haut niveau sur le Pacte de partenariat avec le GPE, l’achèvement de la SSEF 2016-2025 et l’ouverture d’un nouveau cycle de planification à travers la Stratégie sectorielle intérimaire de l’éducation et de la formation (SSIEF 2026-2030), Adolphe Muzito a présenté une kyrielle de mesures destinées à consolider la gratuité de l’enseignement primaire public.
Pour maîtriser les charges salariales et dégager de nouvelles marges budgétaires pour le secteur, le VPM a révélé que 43 000 enseignants seront progressivement renvoyés à la retraite à partir de 2026, avec la programmation des indemnités de sortie prévue dans le prochain collectif budgétaire.
« Nous avons commencé à programmer, dans le cadre du collectif budgétaire, les indemnités de sortie pour 43 000 enseignants à partir de 2026, avec une poursuite en 2027 », a indiqué le VPM du Budget.
Parallèlement, le gouvernement prévoit la prise en charge de 3 000 enseignants supplémentaires dès ce mois d’avril, mettant ainsi fin à une situation de non-paiement qui pesait sur une partie du personnel éducatif.
« Dans le cadre du collectif budgétaire que je présenterai au mois de mai au Parlement, nous disposerons de 16 milliards de dollars en ressources propres. Cela permettra notamment de prendre en charge 3 000 enseignants supplémentaires », a déclaré Adolphe Muzito.
Selon le Vice-Premier ministre, ces réformes s’inscrivent dans une politique de justice sociale et de revalorisation des revenus dans la fonction publique.
« Le Président de la République nous a instruits, sous la coordination de la Première ministre, de réduire les écarts entre les catégories sociales afin d’améliorer les revenus de tous », a-t-il souligné.
Dans cette perspective, le gouvernement envisage une amélioration progressive des rémunérations dans la fonction publique, avec pour ambition de réduire les disparités salariales et de renforcer le pouvoir d’achat des agents de l’État, notamment dans le secteur éducatif.
Pour le gouvernement, ces annonces formulées lors de ce segment politique traduisent un engagement concret visant à consolider les acquis de la gratuité de l’enseignement, améliorer les conditions sociales des enseignants et inscrire durablement l’éducation au centre de la politique de développement national.

















































