Entre les embouteillages et l’insalubrité, le président de la République, Félix Tshisekedi a dévoilé sa cure de jouvence pour transformer la capitale congolaise.
Devant les deux chambres du Parlement, le Chef de l’Etat a révélé qu’à partir du premier trimestre de 2026, la première phase du Projet d’extension de Kinshasa vers la cité industrielle de Maluku sera lancée, annonçant ainsi une nouvelle ère pour la ville de plus de 18 millions d’habitants.
Dans son harangue, Félix Tshisekedi a noté que la capitale fait face à des problèmes de congestion routière, impactant non seulement la qualité de vie de ses habitants mais aussi l’économie du pays.
En effet, souligne-t-il, les embouteillages deviennent un véritable fléau, ralentissant la productivité et augmentant le coût de la vie.
« Kinshasa, je ne peux ignorer l’une des épreuves les plus visibles du quotidien : des embouteillages devenus monstres. Ils épuisent nos familles, freinent la productivité, renchérissent le coût de la vie et affectent l’image même de notre capitale. Cette situation n’est plus une simple gêne urbaine ; elle est un défi national de gouvernance. La capitale ne peut continuer à grandir sans une planification et un pilotage à la hauteur de son poids démographique et économique.
Elle appelle des décisions urgentes, coordonnées et courageuses, fondées sur une vision d’ensemble de la mobilité, de l’occupation du sol et du développement des pôles d’activités », a-t-il déclaré.
Pour pallier cette situation, le Président Tshisekedi a fait savoir que le projet d’extension prévoit de repenser l’espace de croissance de Kinshasa, avec la construction de 1 200 usines, dont 160 dès 2026. Sur une superficie totale de 430 km², la première phase se concentrera sur 75 km².
Ce plan vise à décongestionner la ville, créer des emplois, améliorer l’accès aux services essentiels comme l’eau et l’électricité, et structurer efficacement la gestion urbaine.
Parallèlement, le Guichet unique de délivrance des permis de construire (GUPEC) sera déployé dans plusieurs grandes villes du pays, facilitant ainsi une urbanisation ordonnée et la sécurisation des investissements immobiliers. Ce système s’intègre dans les objectifs de modernisation des infrastructures urbaines et de lutte contre le désordre foncier.
A travers ce projet, Félix Tshisekedi entend créer des villes mieux planifiées, plus propres et plus humaines; transformer le chaos urbain en opportunités et faire de Kinshasa un symbole de modernité congolaise et un moteur économique.
« Notre ambition est de faire émerger des villes mieux planifiées, plus propres, plus fluides, plus sûres et plus humaines. Des villes où la croissance démographique ne rime plus avec chaos, mais avec opportunités ; où l’urbanisme redevient un outil de prospérité, de cohésion sociale et de qualité de vie », a-t-il insisté.
« Tolérance zéro contre l’insalubrité »
S’agissant de la problématique d’insalubrité, le Chef de l’Etat a préconisé l’instauration d’une tolérance zéro contre les pratiques qui dégradent les quartiers et menacent la santé publique.
De son avis, l’insalubrité, l’obstruction des caniveaux, la mauvaise gestion des déchets et la pression croissante sur les quartiers densément peuplés exposent les populations à des risques sanitaires et environnementaux « inacceptables ».
« Nous devons moderniser la chaîne d’assainissement, clarifier les responsabilités des acteurs publics et privés et encourager une mobilisation citoyenne durable », a-t-il conclu.


















































