L’opposant Martin Fayulu s’est ouvertement opposé au paraphe du Cadre d’Intégration Économique Régionale entre la République démocratique du Congo et le Rwanda sous les auspices du gouvernement américain. La cérémonie s’est tenue en date du 07 novembre en marge de la quatrième réunion du Comité conjoint de suivi de l’accord de paix du 27 juin 2025 entre RDC -Rwanda.
Ce document fixe les axes prioritaires de coopération économique et de développement entre les deux pays, visant à traduire les bénéfices attendus de la paix en opportunités concrètes de croissance et de prospérité pour les populations.
Lors de son adresse à la nation ce mardi 18 novembre, le président national du parti Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé) a dénoncé un accord d’ « abdication » mettant en péril l’avenir des Congolais.
« C’est pourquoi je prends la parole aujourd’hui pour rappeler, avec la plus grande fermeté, une vérité inaltérable : aucun accord de prétendue intégration économique régionale ne peut être envisagé tant que la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC sont bafouées. Comment peut-on parler de coopération lorsque les forces rwandaises et ougandaises occupent nos terres, exploitent nos ressources et provoquent des déplacements ainsi que la souffrance de nos concitoyens ? », a-t-il questionné.
Dans son harangue, MAFA a également rappelé que la République démocratique du Congo n’est pas à vendre et sa souveraineté n’est pas négociable.
« L’intégration régionale ne peut se faire qu’entre États égaux, libres et respectueux des frontières », a-t-il martelé soulignant que « aucune pression ne doit primer sur la sécurité du Congo ».
La signature de ce texte est intervenue quelques semaines après que Kinshasa a décidé de faire volte-face après plusieurs jours de négociations des experts congolais et rwandais à Washington exigeant préalablement le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais.
Kinshasa estimait, en effet, que quatre mois après la signature de l’accord de paix de Washington, les conditions ne sont pas encore réunies pour le retour de la paix.
« On ne pourra parler d’économie ou d’intégration que lorsque nous aurons la paix restaurée et une paix que nous souhaitons définitive et durable. Le chapitre 6 de l’accord parle de la création du cadre d’intégration économique régionale. Je dois vous rappeler que, à l’instar de l’accord de Washington qui avait été précédé par une déclaration de principes, la création du cadre d’intégration économique régionale a aussi été précédée par un énoncé de principes. Dans tout le texte, la paix est la première condition qui doit permettre aux autres conditions de pouvoir se mettre en place », avait expliqué le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya lors d’un briefing presse.
La mise en œuvre effective de ce cadre prendra effet au terme de la bonne exécution du Concept d’opérations (CONOPS) » annexé à l’Accord du 27 juin 2025, ainsi que de l’Ordre opérationnel adopté par les parties dans le cadre du Mécanisme conjoint de coordination de sécurité.
Pour Kinshasa, cette approche établit un lien indissociable entre sécurité, stabilité et développement. « Le rétablissement d’une paix intégrale doit précéder les affaires économiques », a insisté le porte-parole du gouvernement congolais.
















































