Le député national et président du groupe parlementaire de l’opposition Ensemble, Christian Mwando Nsimba est revenu sur sa démarche controversée sollicitant le soutien de l’Union sacrée de la nation, famille politique de Félix Tshisekedi, à la candidature de l’opposante Clotilde Mutita, au poste de rapporteur adjoint de l’Assemblée nationale, à l’insu de son parti politique.
Au cours d’une sortie médiatique, l’élu de Moba, vivement critiqué par les cadres de sa famille politique reconnaît que « ce n’était pas bien réfléchi ».
« Moïse Katumbi m’a chargé d’organiser le choix de la personne qui serait notre candidat et il a été informé du choix qui a été fait. Le reste des démarches parlementaires, c’est à mon niveau que je l’ai fait et je l’assume », a déclaré Christian Mwando.
Nonobstant la controverse, cet ancien ministre du Plan et proche de Moïse Katumbi, a souligné que sa visite au siège de l’Union Sacrée et la rencontre avec le secrétaire de cette plateforme politique qui constitue la majorité au Parlement, s’inscrivaient dans une logique visant à garantir le respect du règlement intérieur et de l’esprit de l’arrêt de la Cour constitutionnelle, en particulier face à la multiplication des candidatures pour ce poste qui, selon lui, est réservé à l’opposition.
« Il était donc nécessaire qu’on puisse se concerter sur les principes qui doivent guider au choix des candidats parce que le vote n’est qu’un plébiscite », a-t-il laissé entendre.
Pour le clan Katumbi, cette démarche de Mwando est perçue comme un « déshonneur » tant, selon Ensemble pour la République, le poste de rapporteur adjoint de la Chambre basse du Parlement revient de droit à l’opposition.
Devant la presse, Laurent Onyemba, l’un des cadres du parti du candidat malheureux à la présidentielle de 2023, a dénoncé des manœuvres « illégales et sans fondement politique ».
« J’ai suivi la présence des membres du parti Ensemble pour la République au siège de l’Union sacrée. C’est avec regret que je constate qu’Ensemble pour la République ne peut pas quémander un poste de rapporteur adjoint. Nous sommes légalistes, c’est la Constitution qui le dit. Je ne trouve aucun fondement, ni politique, ni légal, ni réglementaire, qui justifierait que des membres du parti aillent déposer la candidature auprès de M. Mbata, qui n’est qu’un secrétaire permanent de l’Union sacrée », a-t-il argué.
Bien que la démarche ait été récusée, seule la candidature d’Ensemble pour la République a été retenue pour succéder à Dominique Munungo, elle aussi cadre du même parti.
















































