A quelques semaines de la rentrée parlementaire pour la session de septembre, principalement dédiée aux questions budgétaires, le Vice-Premier ministre et ministre du Budget, Adolphe Muzito, s’active à la mise en place des documents nécessaires pour le projet de loi de finances 2026.
Pour mener à bien cette tâche, environ 100 experts économico-financiers, issus de divers services du ministère du Budget, sont réunis à Bibwa, dans la commune de N’sele à Kinshasa. Leur mission : peaufiner les textes qui seront soumis au gouvernement pour validation avant d’être présentés à l’Assemblée nationale pour examen et adoption.
Le vice-ministre Elysée Bokumwana, s’exprimant à l’issue d’une visite de contrôle le 24 août, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à doter le pays d’un budget « de combat », axé sur le développement, le social et les investissements.
« Nos équipes budgétaires travaillent activement. Ces travaux incluent l’élaboration des documents qui accompagneront la loi de finances lors de son dépôt au Parlement. Au total, il y a 12 documents à préparer. Le budget sera un budget de développement, social et d’investissement », a-t-il expliqué.
Bokumwana a également souligné la détermination du gouvernement à respecter le délai constitutionnel pour le dépôt du projet de loi de finances.
« Nous sommes dans la dynamique de déposer le budget dans le délai constitutionnel, et nos équipes s’activent à exécuter les directives du VPM, qui est déterminé à augmenter le budget. Il veut que nous atteignons un niveau supérieur à celui que nous avons connu auparavant », a-t-il ajouté.
Les travaux, lancés le samedi précédent, ont impliqué la formation de groupes de travail chargés d’aborder les enjeux liés aux recettes, aux dépenses et aux textes de la loi de finances. L’avant-projet comprendra un exposé des motifs ainsi qu’une partie dispositive détaillée article par article, suivie des textes d’accompagnement qui seront soumis au Parlement.
Malgré les défis liés à la mobilisation des recettes internes en raison de la guerre d’agression dans l’Est du pays et de la dépendance envers les financements extérieurs, le gouvernement s’engage à aligner ses prévisions budgétaires sur les réalités économiques du pays.
















































