Le gouvernement de la République démocratique du Congo a levé l’option de voler à la rescousse de la Sucrière du Kivu, une entité agro-industrielle au bord du précipice suite à une crise financière interne depuis quelques années.
Lors de la première réunion du Conseil des ministres de juillet 2025 présidée par Félix Tshisekedi, vendredi dernier à Kinshasa, le ministre du Portefeuille, Jean-Lucien Bussa a rappelé la nécessité pour le gouvernement central de prendre en main la situation afin de sauver cette entité agro-industrielle stratégique située dans la province du Sud-Kivu.
Dans sa note, le ministre a souligné que le potentiel de production du sucre demeure une opportunité économique et sociale pour la population.
Pour ce faire, il a soumis un plan de sauvetage urgent afin de préserver la production attendue en juillet-septembre 2025 au regard du calendrier agricole de la SUKI.
Ce plan consiste au renforcement de la sécurité des employés, équipements et installations afin d’accompagner les opérations liées à la campagne agricole en cours et inclut l’accompagnement du gouvernement pour l’octroi, à brève échéance, d’un financement indispensable pour garantir la réalisation de la campagne agricole 2024-2025.
Une fois validé, ce financement devrait protéger 1.400 hectares de canne à sucre actuellement à maturité et préserver la continuité opérationnelle de l’usine.

Dans cette perspective, le ministre du Portefeuille a recommandé l’accompagnement du Conseil Supérieur du Portefeuille (CSP) et du Commissaire aux Comptes, pour une évaluation approfondie et objective de l’ensemble des actifs disponibles, des investissements réalisés, des engagements financiers en cours, de l’apport de Super Group of Companies ainsi que de ses créances sur la SUKI.
Cet accompagnement a pour objectif d’organiser la sortie définitive de l’Actionnaire privé, de stabiliser la situation et de proposer l’ouverture du capital à de nouveaux partenaires éventuels ; l’Etat devant se désengager au fur et à mesure.
Jean-Lucien Bussa a également plaidé pour la désignation d’une équipe intérimaire pour combler les vides laissés par les représentants de Super Group of Companies.
En juin dernier, le ministre de l’Industrie, Louis Watum avait révélé que le gouvernement a appuyé le redémarrage de la filière sucrière dans le Sud-Kivu à hauteur de 9 millions de dollars, dans le cadre de sa stratégie de relance industrielle dans l’Est du pays.
Louis Watum avait précisé que cet investissement ciblait la résurrection d’une activité agro-industrielle à fort potentiel local, tant pour l’emploi que pour la souveraineté alimentaire.
« La filière sucrière dans le Sud-Kivu a reçu un investissement à hauteur de 9 millions de dollars, et il est fort dommage que cette guerre injuste qui nous a été imposée par les forces étrangères ait mis fin à cela. Mais avec la résilience de notre industrie, nous allons rebondir. », a déclaré le ministre lors d’un briefing de presse consacré aux avancées, défis et perspectives du secteur industriel et des PME/PMI.


















































