« La gestion des finances publiques, au premier semestre 2024, est caractérisée par des performances des régies financières ». C’est ce qu’indique la banque centrale du Congo dans son dernier rapport sur la situation économique du pays au premier semestre.
Se basant sur les statistiques arrêtées au 24 juin, ce rapport souligne que les recettes internes ont atteint 12.416,0 milliards de francs congolais, alors que la loi de finances prévoit un import de 24.549,8 milliards pour l’année. Sur base de ces réalisations à mi-parcours, la BCC estime qu’il est probable que les services mobilisateurs puissent atteindre ou même dépasser les assignations fixées dans le cadre des contrats de performance.
Pour le mois de juin, l’exécution du plan de trésorerie de l’Etat s’est soldée par un déficit de 83,9 milliards de CDF couvert entièrement par les produits d’émission des titres publics et une quotité de l’appui budgétaire. En neutralisant l’apport extérieur évalué à 259,4 milliards de CDF, le déficit de trésorerie serait établi à 343,3 milliards.
Au cours de cette même période, les différents services d’assiette ont mobilisé 1.596,1 milliards de CDF, en ce compris les dons budgétaires de 259,4 milliards contre un montant programmé de 1.496,3 milliards. Cependant, les recettes des régies ont été recouvrées en deçà de leurs prévisions du mois sous revue.
En effet, sur un montant prévisionnel de 1.496,3 milliards de CDF, les administrations financières ont collecté 1.336,7 milliards. Les recettes tirées des impôts directs et indirects (DGI) ont enregistré une plus-value de 78,9 milliards de CDF pour s’établir à 660,4 milliards tandis que la fiscalité douanière (DGDA) et la parafiscalité (DGRAD) ont respectivement rapporté 370,5 milliards et 300,3 milliards de CDF.
S’agissant des dépenses publiques, elles ont enregistré une sous-consommation de 16 % par rapport à leurs prévisions fixées à 1.988,6 milliards de CDF. Avec un niveau de décaissement de l’ordre de 1.680,0 milliards de CDF, cette situation s’explique principalement par le non-décaissement des frais de fonctionnement des institutions et ministères pour lesquels le taux d’exécution est de 40,1 % pour une programmation mensuelle de 467,9 milliards de CDF.
« Les salaires des agents et fonctionnaires de l’Etat ont été entièrement payés, soit 697,8 milliards de CDF contre une prévision de 674,3 milliards », indique la note de conjoncture économique de la Banque centrale.
Les dépenses en capital, quant à elles, ont été exécutées en dépassement de 28,6 %. Sur un montant prévisionnel de 264,1 milliards de CDF, elles se sont situées à 339,6 milliards.
En cumul annuel, au 24 juin 2024, la balance des opérations financières de l’Etat affiche un excédent de trésorerie de 212,8 milliards de CDF. A la période indiquée, les réalisations des recettes publiques s’établissent à 12.416,0 milliards de CDF contre des dépenses de 12.203,2 milliards.

















































