Pour son deuxième mandat à la tête de la République démocratique du Congo, le Président Tshisekedi a fait une promesse aux congolais : « créer 6,4 millions d’emplois » répartis sur une période de 5 ans soit jusqu’à 2028.
« Créer plus d’emplois est l’un de mes engagements de campagne (…) Cet engagement qui s’appuie sur une approche volontariste au moyen des solutions tirées du vécu quotidien des Congolais nécessite l’accélération de la promotion de l’entrepreneuriat afin d’arriver à relever le défis de la création de 6.400.000 emplois sur les 5 prochaines années », a réitéré Félix Tshisekedi au cours de la « Matinée de l’emploi » organisée mercredi 03 avril à Kinshasa par l’Office national de l’emploi (ONEM).
Dans son allocution, le Chef de l’Etat a saisi l’occasion pour instruire le prochain gouvernement sur sa volonté de placer l’homme et l’emploi au centre des politiques publiques, en vue de la réduction de la pauvreté, du chômage et du sous-emploi et ce, en harmonie avec les objectifs du développement durable.
Tout en saluant la tenue de ces assises, le Président Tshisekedi a rappelé la nécessité pour le futur gouvernement de créer une politique et « une stratégie efficace » permettant de résorber de manière considérable le chômage des jeunes en concertation avec toutes les parties prenantes du secteur de l’emploi.
« Aussi je rappelle la nécessité de redynamiser les structures du marché du travail, ce qui passe inévitablement par l’amélioration de la qualité de service de l’ONEM », a fait savoir le Président de la République.
Félix Tshisekedi a, par ailleurs, instruit cette institution d’ accorder une attention particulière au secteur économique porteur de développement et créateur d’emplois dont ceux mis en évidence à l’occasion des projets gouvernementaux de la législature 2019-2023.
Il s’agit, selon lui, du programme des travaux d’infrastructures routières et de celui de développement de 145 territoires; de la construction du port en eaux profondes de Banana; de l’exploitation des blocs pétroliers et gaziers; de l’opérationnalisation des bateaux de pêche; du projet de recyclage des déchets plastiques métalliques tissus usagers ainsi que de celui de réaménagement et d’assainissement des espaces urbains.
L’ONEM comme rempart !
Le Chef de l’Etat est convaincu qu’avoir un emploi qui procure un revenu, qu’il soit qualifié ou non, intellectuel ou manuel, constitue une source d’épanouissement personnel et permet au travailleur tant du secteur privé que public d’apporter quotidiennement sa contribution dans la création de la richesse nationale.
Pour pallier le problème de chômage qui gangrène une grande partie de la population active en RDC, Félix Tshisekedi entend s’appuyer sur l’Office national de l’emploi (ONEM), comme rempart.
Lors d’une réunion du Conseil des ministres en février dernier, il avait chargé le gouvernement de veiller à la redynamisation des structures publiques d’accompagnement du marché d’emploi, notamment l’Office national de l’emploi (ONEM) afin qu’il devienne réellement le courroie de transmission essentiel des offres et des demandes d’emploi.
Il avait enjoint les ministres concernés à prioriser cette question afin que les actions soient réalisées depuis le premier trimestre de cette année. Il avait également recommandé qu’une campagne de communication soit menée pour une meilleure connaissance de l’ONEM par la population active.
Dans la même perspective, le Président Tshisekedi insistait sur la multiplication des antennes ou la représentation de l’ONEM, en favorisant non seulement la collaboration avec les maisons communales progressivement sur toutes l’étendue du territoire national, mais aussi et surtout une meilleure collaboration entre les organisations patronales et toutes les structures des marchés de l’emploi afin de partager le renseignement portant sur le marché du travail, l’évaluation des besoins actuels et futurs des profils d’emploi et à chercher dans les entreprises pour encourager les demandeurs d’emploi d’opter pour des filières offrant des débouchés.
En dehors de la redynamisation de l’ONEM, le gouvernement va dorénavant miser sur la mise en place de mesures incitatives pouvant encourager les entreprises à réserver un quota aux nouveaux diplômés, sans expérience professionnelle, pour favoriser l’accès des jeunes diplômés en quête d’une première expérience professionnelle.
















































