Formaliser la filière des diamants et des pierres de couleur à travers la mise en place d’une taillerie-joaillerie de niveau international ainsi que d’une plateforme numérique de commercialisation directe vers les marchés internationaux. Telle est la vision de la République democratique du Congo pour améliorer l’attractivité de ces filières dominées par l’artisanat.
Dans ce cadre, le Fonds Minier pour les Générations Futures (FOMIN) et ADEX Platform AG, une société suisse spécialisée dans l’amélioration de la transparence et de l’efficacité des chaînes d’approvisionnement en diamants et pierres de couleur ont paraphé la semaine dernière un accord-cadre.
Approuvé par le Conseil des ministres le 29 mai 2026, l’accord prévoit la création d’ADEX RDC S.A., une société commune détenue à parts égales par le FOMIN et ADEX Platform AG.
Au-delà de la formalisation de la filière et de l’amélioration de la compétitivité à l’international grâce au transfért des technologies et au renforcement des capacités nationales, cet accord entend redessiner un nouveau chapitre du commerce responsable des diamants et des pierres de couleur.
Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba affirme que cet engagement concretise la vision gouvernementale, celle de générer la valeur ajoutée, l’emploi et les richesses au bénéfice des Congolais.
« Les diamants congolais ne doivent plus être associés à la contrebande et à la perte de valeur, mais devenir un symbole de transparence, de modernisation industrielle et de prospérité partagée », a-t-il déclaré.
Le gouvernement mise sur cet accord pour renforcer la transparence, améliorer les revenus des acteurs de la filière, favoriser la transformation locale des diamants et positionner durablement la RDC comme un fournisseur responsable et compétitif sur le marché international des diamants et des pierres de couleur.
Dans son discours à l’occasion du 66ème anniversaire de l’indépendance, le Président de la République, Félix Tshisekedi a exprimé son ambition de mettre fin à l’exportation des ressources naturelles congolaises à l’état brut.
« Le temps où nos minerais étaient extraits chez nous, exportés à l’état brut, valorisés ailleurs, puis revendus au monde pendant que nos populations demeuraient dans la pauvreté, appartient désormais au passé », a affirmé Félix Tshisekedi.
Dorénavant, le Chef de l’Etat congolais veut réorienter les partenariats dans le secteur minier vers les intérêts fondamentaux du peuple congolais, aux fins de renforcer la souveraineté, soutenir la paix, favoriser la transformation locale, contribuer à la sécurisation des chaînes de valeur et créer des emplois durables pour la jeunesse.

















































