La province du Kasaï-Oriental s’ouvre officiellement à la filière du cuivre, marquant l’amorce d’une nouvelle dynamique économique au-delà de la célèbre activité diamantaire.
Longtemps réputée pour le diamant exploité par la Société Minière de Bakwanga (MIBA), la région entend désormais diversifier ses ressources et valoriser un potentiel minéral encore largement sous-exploité.
À Miabi, le ministre des Mines, Louis Kabamba a lancé le 25 juin, les activités de prospection géologique du Projet MICKA (Mines de Cuivre du Kasaï). Cette initiative s’inscrit dans un partenariat associant la MIBA et des partenaires privés, notamment LBK Construction SARL et China Railway Resources Universal (CRRU).
À terme, MICKA envisage de transformer le potentiel géologique du Grand Kasaï en levier de développement, au service de l’amélioration des conditions de vie, de la croissance économique et du progrès social.
« Ce projet marque une étape importante dans notre ambition de mieux connaître le potentiel minéral du Grand Kasaï et de le transformer en opportunités concrètes de développement économique et social pour nos populations », a-t-il déclaré.
Dans son allocution devant les députés et les autorités politico-administratives provinciales, ainsi que les partenaires et autres invités, le ministre a rappelé que la campagne de recherche géologique s’aligne sur la vision du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Le projet vise notamment une meilleure connaissance du sous-sol congolais, une valorisation intelligente des ressources naturelles et une répartition plus équilibrée des opportunités sur l’ensemble du territoire national.
Selon Louis Watum, près de 90 % des ressources potentielles de la RDC restent encore à découvrir. Le gouvernement entend consolider durablement les bases scientifiques nécessaires afin d’orienter efficacement les investissements futurs.
Le ministre a également appelé les communautés de Miabi et de Kabeya-Kamwanga à accompagner cette initiative.
En mai, une société spécialisée dans la conduite de grands chantiers miniers notamment son implication dans le projet SICOMINES, a soumis au gouvernement un projet de développement du secteur cuprifère sous-exploité.
Le potentiel de production se situe entre 200 000 et 500 000 tonnes de cuivre par an avec, à la clé, des retombées attendues en termes d’emplois, de richesses et d’attractivité renforcée du secteur minier congolais.


















































