À Genève, en marge des travaux de la Conférence internationale du travail (CIT) réunie sous l’égide de l’Organisation internationale du travail (OIT) en Suisse, le président de l’intersyndicale nationale du Congo, Fidèle Kiyangi a dénoncé, lors de son intervention, des violations graves des droits humains et sociaux visant des travailleurs congolais dans l’est de la RDC.
Dans son discours, Fidèle Kiyangi a fustigé une situation marquée par l’insécurité et la peur au quotidien.
Selon lui, le travail, dans certaines zones n’est plus un droit mais un risque.
« Les travailleurs vivent dans la peur permanente, des violences forcées , peur de perdre leurs emplois et parfois même de perdre leur vie. Leurs lieux de travail sont devenus la cible des pillages synthétique, les nombreuses entreprises sont fermées ou fonctionne au ralenti, les droits fondamentaux du travail tels que consacrés par les conventions internationales sont gravement violées. La liberté syndicale est étouffée », a-t-il dénoncé.
Il a également fait état d’une dégradation profonde des conditions de travail, avec des pillages, la fermeture de nombreuses entreprises ou un fonctionnement au ralenti.
Le syndicaliste a souligné que des droits fondamentaux du travail garantis par des conventions internationales, sont gravement violés et la liberté syndicale étouffée.
Il a par ailleurs établi un lien entre la crise sécuritaire et des logiques économiques.
« Notre pays souvent qualifié de scandale géologique est aujourd’hui victime d’une guerre d’exploitation, derrière les armes il y a des intérêts économiques, derrière le déplacement massif des populations il y a la volonté de contrôler les ressources naturelles », a-t-il alerté.
Face à cette situation, Fidèle Kiyangi a appelé à une mobilisation urgente de la communauté internationale. À ce sujet, il plaidé pour la responsabilité des chaînes d’approvisionnement mondiales dans la persistance de certaines violations des droits des travailleurs.
Selon lui, les mécanismes de contrôle et d’inspection des conditions de travail souffrent encore de plusieurs obstacles, notamment un manque de ressources matérielles, une insuffisance d’effectifs et des difficultés opérationnelles.
Renforcer l’inspection du travail
Dans ce contexte, le président de l’intersyndicale nationale du Congo a plaidé pour le renforcement des mécanismes d’inspection du travail.
Fidèle Kiyangi a notamment appelé le gouvernement et l’ensemble des États membres de l’OIT à mettre en œuvre la Convention 81 sur l’inspection du travail, et à soutenir les inspections nationales avec des moyens adéquats.
Ouverte le 1er juin, la session de la CIT porte notamment sur le développement de l’économie des plateformes numériques, la promotion du travail décent ainsi que l’élaboration de nouvelles normes internationales du travail.
Cette rencontre annuelle, qui rassemble gouvernements, organisations d’employeurs et représentants des travailleurs du monde entier, constitue l’une des principales tribunes internationales consacrées aux enjeux du travail et du développement social.
















































