Le gouvernement de la République démocratique du Congo s’est prononcé sur le sort réservé aux citoyens recrutés dans la fonction publique par l’administration de l’AFC-M23 dans les zones occupées, notamment à Goma et à Bukavu dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu.
Dans un briefing de presse organisé autour de la publication de la revue « Fonction publique en chiffres », le vice-premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a indiqué que les personnes recrutées par les occupants ne seront pas admises lors du retour de l’administration sur les territoires reconquis par les forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
« Tous ceux qui sont recrutés par les occupants ne seront pas pris en compte au moment venu dans la Fonction publique », a déclaré le ministre.
Par ailleurs, le vice-premier ministre a affirmé que les fonctionnaires de l’État régulièrement enregistrés dans le Fichier de référence de l’Administration publique (FRAP), et qui ont dû abandonner leurs postes en raison de la guerre, conserveront leur droit à la reprise du contrôle des zones occupées.
Jean-Pierre Lihau a également souligné que, sur instruction du président de la République, l’État a décidé de ne pas priver les compatriotes de l’Est de leur rémunération, et que ceux qui ont quitté leurs lieux d’habitation ne seront pas sanctionnés, en raison de ce contexte de force majeure.
« Dès que ces territoires seront libérés, les fonctionnaires de cette partie du pays regagneront leurs postes. En revanche, ceux qui ont été recrutés par les occupants seront écartés », a-t-il expliqué.
Les deux provinces du Kivu comptent 86.267 agents déclarés, dont 49.502 certifiés réguliers. Toutefois, la validation reste en attente en ce qui concerne l’identification physique des agents et fonctionnaires de l’État dans les zones actuellement contrôlées par les proxy rwandais, AFC-M23.


















































