Alors que le rapport d’audit sur l’état liquidatif du fichier de la paie des agents et fonctionnaires de l’État est attendu à mi-mars 2026, le Comité de Suivi de la Paie a confirmé que la paie du mois de février 2026 connaîtra un nouveau retard. Cependant, les militaires et policiers seront exemptés de cette situation, leur processus de paiement ayant été lancé dès le 25 février.
À l’approche de la clôture du rapport exigé par le président de la République, Félix Tshisekedi, le Comité a réaffirmé que les paiements pour les enseignants et les autres catégories d’agents de l’État commenceront durant la première quinzaine de mars.
Pour cette première période de 2026, la paie sera exécutée en deux phases distinctes, comme l’a ordonné le gouvernement : la première phase concernera les services à mise à jour mensuelle, tandis que la seconde s’adressera aux autres catégories d’agents, suivie progressivement.
Toutefois, le Comité de Suivi de la Paie assure que cette situation temporaire sera régularisée à partir du mois d’avril 2026.
Dans cette perspective, ce service du ministère public a précisé que le gouvernement s’est engagé à garantir la régularité, la transparence et la fiabilité du processus de rémunération des agents publics.
Le Président Tshisekedi a ordonné la réalisation d’un audit de l’état liquidatif de la paie précisant que cette initiative vise à garantir la santé des finances publiques et à assurer la continuité des opérations financières de l’État, notamment en ce qui concerne le versement des salaires des agents et des fonctionnaires.
L’audit de l’état liquidatif devrait garantir que chaque rémunération versée corresponde à un droit légitime et à un service effectivement rendu, tout en sécurisant le paiement régulier et ponctuel des salaires.
Il a également souligné la nécessité de garantir la durabilité des finances publiques et de maintenir la continuité des opérations financières de l’État en finançant les priorités du gouvernement.
Dans ce contexte, le Chef de l’État a précisé qu’il ne s’agit pas d’une mesure isolée ni d’une réaction conjoncturelle, mais d’une démarche continue en faveur de l’assainissement et de la discipline budgétaire.
En outre, le président Tshisekedi estime que cette initiative s’inscrit dans une approche cohérente et réfléchie de redressement des finances publiques, répondant à une exigence de responsabilité républicaine.
Lors de la 42e réunion du Conseil des ministres, tenue le 2 mai 2025, Félix Tshisekedi avait insisté sur la nécessité de mesures urgentes d’assainissement, dans un contexte marqué par l’augmentation des dépenses sécuritaires et les engagements auprès du Fonds monétaire international, dans le cadre de la Facilité élargie de crédit et de la Facilité pour la résilience et la durabilité.
Cette exigence a été réaffirmée lors de la 58e réunion du Conseil des ministres, le 12 septembre 2025, en soulignant que la rigueur, la transparence et la responsabilité dans la gestion des deniers publics constituent un devoir républicain incontournable.
« Le salaire des fonctionnaires n’est pas une simple variable budgétaire. Il s’agit d’un droit social fondamental garantissant la dignité des agents publics et la stabilité des ménages. Assainir la paie ne vise donc pas à affaiblir les agents régulièrement engagés, mais à les protéger contre les dysfonctionnements et les charges indues qui menacent la viabilité du système et provoquent des retards socialement inacceptables », a-t-il déclaré.















































