À la veuille de la formation d’un gouvernement d’unité nationale, les violons ne s’accordent pas entre le gouvernement congolais et le mouvement politico-militaire Alliance Fleuve Congo (AFC), qui comprend le groupe armé M23, sur les termes de l’accord de principes signé le 19 juillet dernier à Doha, sous la médiation du gouvernement qatari.
Alors que Kinshasa continue d’appeler au retrait des rebelles des zones occupées, y compris les villes de Goma et de Bukavu, ainsi qu’à leur intégration progressive dans les forces armées de la République Démocratique du Congo, Bertrand Bisimwa, président politique du M23 et coordonnateur adjoint de l’AFC, s’oppose fermement à ces exigences.
« Nous n’avons pas besoin d’entrer dans le gouvernement congolais ni dans l’armée congolaise », a-t-il affirmé, précisant qu’à Doha, l’AFC-M23 discute de la création d’une nouvelle armée, capable de sécuriser les Congolais et de défendre le territoire national.
« Ni sur le champ de bataille ni à la table des négociations ne travaillons-nous pour quitter le pays. À Doha, nous négocions des conditions favorables pour que chaque citoyen puisse vivre en paix. Ce sont des questions de gouvernance qui sont en jeu ici », avait-il écrit le lendemain de la signature de la déclaration de principes.
Cette position corrobore les propos tenus par secrétaire permanent de cette rébellion coordonnée par Corneille Nangaa, ancien président de la CENI.
Lors d’un point de presse à Goma le 25 juillet, la rébellion du M23 a exprimé sa volonté de revoir le modèle institutionnel en République Démocratique du Congo, en prônant le fédéralisme.
Benjamin Mponipa, secrétaire permanent et négociateur principal de l’AFC/M23 aux dialogues de Doha, a souligné que cette transition d’un État unitaire à un État fédéral faisait partie de leurs revendications essentielles. « Nous voulons que l’État, sous sa nouvelle forme, puisse réellement répondre aux besoins de la population », a-t-il déclaré.
Selon Benjamin Mponipa, « le fédéralisme est une structure qui rapproche les gouvernants des gouvernés, afin de répondre aux défis locaux. Une fois que nous aurons restauré l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national, nous nous réunirons pour décider : combien d’États fédérés comptera le Congo ? Correspondra-t-il au nombre de provinces, ou devrons-nous le réduire ? Tout cela sera discuté dans l’accord à venir. »
Cette proposition suscite des critiques de la part d’organisations de défense des droits humains congolaises, qui craignent que l’AFC/M23 ne dissimule des intentions pouvant mener à la balkanisation de la RDC.

















































On a pas besoin de vous d’ intégrer dans le gouvernement ni dans l’armée vous êtes des rwandais .