En marge du sommet d’affaires afro-américain qui se tient à Luanda, capitale de l’Angola, le vice-Premier ministre, ministre des transports, voies de communication et désenclavement, Jean-Pierre Bemba a mis en lumière l’importance stratégique du corridor de Lobito.
Intervenant au nom du Président de la République, Félix Tshisekedi dans un panel spécifique axé sur Lobito, Jean-Pierre Bemba a présenté cet ambitieux projet comme étant le fondement d’un partenariat stratégique et souverain entre l’Angola, la Zambie et la République Démocratique du Congo (RDC).
« Soutenu par des partenaires internationaux majeurs, comme les États-Unis via le Partenariat pour les infrastructures mondiales (PGII), ce projet va au-delà d’un simple axe logistique; il devient un levier stratégique pour la stabilité, le désenclavement et le développement partagé, particulièrement crucial dans un contexte régional marqué par des tensions sécuritaires persistantes et des tentatives de déstabilisation externes », a déclaré le ministre congolais des Transport pour qui le corridor de Lobito est un atout majeur pour la RDC.
« Il offre au pays un accès direct et vital à l’océan Atlantique via le port de Lobito en Angola, facilitant l’exportation de ses précieuses ressources. Ce corridor est particulièrement crucial pour les minerais tels que le cuivre et le cobalt, qui représentent respectivement environ 65 % et 15 % des revenus d’exportation de la RDC », a-t-il ajouté.
Dans cette logique, le ministre Bemba a affirmé que le corridor de Lobito est un levier stratégique pour la stabilité et le désenclavement régional.
« Le Corridor de Lobito représente une alternative logistique fiable et structurante. Il permet de réduire considérablement le temps de transit de nos minerais vers les ports de l’Atlantique, ce qui améliore directement la compétitivité de notre chaîne de valeur. Grâce à une liaison ferroviaire modernisée, nous assurons un accès plus rapide, plus stable et plus économique aux marchés européens et nord-américains, a-t-il martelé.
Six Chefs d’État africains, une dizaine de chefs de gouvernement, de hauts représentants, une centaine de chefs d’entreprises et une importante délégation américaine du département du commerce extérieur, participent aux travaux du 17ème sommet des affaires USA-Afrique ( US-Africa business summit) sous le thème principal de ce sommet : « les voies de la prospérité : une vision commune du partenariat entre les États-Unis et l’Afrique ».
Dans son discours d’ouverture, le Président angolais, président en exercice de l’Union africaine et hôte du sommet, Joao Lourenco a mis en exergue les nombreux avantages qu’offrirait un partenariat économique entre les USA et l’Afrique.

« Avec ses terres arables, des minerais stratégiques et critiques, des terres rares et sa population à majorité jeune, l’Afrique se présente comme un espace privilégié d’un partenariat mutuellement avantageux avec les USA », a dit en substance le Président Joao Lourenço précisant que l’Afrique a besoin d’un partenariat qui préserve sa souveraineté.
« N’ayant jamais été impliqués dans la colonisation des pays africains, les USA doivent avoir une vision différente du partenariat économique avec l’Afrique », a conclu le Président angolais.




















































