Le coordinateur de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) qui regroupe une dizaine de groupes armés dont le M23, Corneille Nangaa a fustigé les sanctions infligées par l’Union Européenne (UE) aux cadres de son mouvement politico-militaire, en date du 17 mars dernier.
L’ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de la RDC qui dénonce des sanctions « unilatérales », souligne que cette position de l’Union Européenne entrave le processus en cours pour la résolution de la crise sécuritaire et humanitaire qui sévit dans l’Est de la RDC.
« Autant il y a un cessez-le-feu décrété, autant aucun camp ne peut poser d’actes ni bénéficier des décisions de nature à fragiliser l’autre partie au conflit. Cette attitude de la part de l’UE, qui s’apparente à une politique de deux poids deux mesures place l’AFC dans l’obligation de reconsidérer sa participation aux pourparlers de Luanda et ce, jusqu’à nouvel ordre », a réagi Corneille Nangaa.
En conséquence, il a réaffirmé la position de son mouvement d’annuler sa participation au dialogue direct, initialement prévu ce mardi 18 mars à Luanda, alors que les représentants congolais y sont déjà.
« Le fait d’inviter aux pourparlers des personnes dont les droits civils et politiques, y compris les droits économiques et sociaux ont été spoliés par le régime illégitime de Kinshasa revient à cautionner cette injustice », a-t-il martelé.
Les sanctions consistent à l’interdiction de pénétrer sur le territoire de l’UE, au gel des avoirs et au blocage de fonds.
















































