L’ancien Premier ministre, Augustin Matata Ponyo a lors de la plénière dédiée à l’examen de la loi des finances pour l’exercice 2025, catégoriquement réfuté les allégations de détournement des fonds du trésor destinés au projet de Parc Agro-Industriel de Bukanga-Lonzo.
Ce dossier viral qui est devant la justice après avoir fait couler beaucoup d’encre et de salive, a été exhumé dans l’hémicycle par un quidam qui accusait Matata Ponyo, alors qu’il formulait ses recommandations au gouvernement pour l’exécution du budget 2025, d’avoir investi dans son Maniema natal, l’argent puisé dans les caisses de l’Etat.
Dans sa réplique, le député national Matata Ponyo a tout simplement dénoncé un dossier politique.
« L’intervention de notre collègue tout à l’heure a fait allusion à mon passage à la primature. Je voudrais apporter un élément d’appréciation, car nous sommes suivis non seulement au niveau national, mais international. Il a dit qu’il s’agit de l’argent volé. Mais c’est grave !Je suis le seul premier ministre jusqu’à présent qui ait écrit écrit à l’inspecteur général des Finances qui est de l’opposition pour qu’on puisses enquêter sur ma gestion de 7 ans comme directeur général de la BCCO, 26 mois comme ministre des Finances et de 4 ans et 9 mois comme Premier ministre et je n’ai jamais eu un document qui soit pour me dire que j’ai détourné de l’argent. Et vous le savez, le dossier bukanga Lonzo est un dossier politique parce qu’il n y a eu aucun détournement », a déclaré Matata Ponyo.
Selon le rapport de l’Inspection Générale des Finances (IGF), le projet du parc Agro-Industriel de Bukanga-Lonzo est un échec « désastreux » qui a coûté au trésor plus de 287 millions de dollars américains et que son instigateur l’ancien Premier ministre Matata Ponyo est bien « l’auteur intellectuel, matériel et principal » de cet échec ainsi que des détournements qui ont eu lieu.
Depuis lors, ce dossier a connu plusieurs rebondissements devant la justice. Le procès a été ouvert en mai 2021 devant la Cour Constitutionnelle.
En novembre de la même année, la Haute Cour, sous la conduite de Dieudonné Kaluba, s’est déclarée « incompétente » à juger un ancien Premier ministre alors sénateur à l’époque, mettant fin aux poursuites contre Augustin Matata.
Nonobstant, l’ affaire a pris un nouveau revirement lorsque la même Constitutionnelle, dirigée cette fois-ci par Dieudonné Kamuleta, s’est déclarée de nouveau compétente à juger cette affaire. Elle a ainsi tenu sa première audience le 21 août 2023. Depuis lors, l’affaire va de report en report. Une nouvelle audience est prévue en date du 11 de ce mois de novembre.
















































