Résolument engagée dans la traçabilité de ses minerais, la République démocratique du Congo a décidé de renforcer les dispositifs en vigueur avec la mise en place d’un système de certification de différentes réserves minières sur l’ensemble du territoire national.
Puisque la certification rime avec la transparence, le ministre des Mines Kizito Pakabomba a ouvert jeudi 12 septembre à Kinshasa, les travaux de l’atelier sur l’optimisation des systèmes de traçabilité et la diligence raisonnable dans le secteur des mines en RD Congo.
Au cours de cet important atelier au regard des enjeux, Kizito Pakabomba a souligné l’importance de la traçabilité et de la transparence dans la gestion des ressources minières, nécessaire pour la mise en place d’un système de certification des réserves minières en vue de la protection des intérêts nationaux.
Avec le système de certification de différentes réserves minières, la RDC envisage non seulement garantir que chaque portion de carré minier attribuée soit bien répertoriée et évaluée selon les standards internationaux, mais surtout de protéger les intérêts nationaux lors des négociations commerciales tout en renforçant la confiance des investisseurs, notamment dans la lutte contre l’exploitation illégale et la corruption.
Lors de la première réunion extraordinaire du Conseil des ministres du gouvernement Suminwa, le Président de la République a martelé que les ressources minières appartiennent à la nation et aux générations futures. En conséquence, leur gestion doit répondre aux principes « d’équité, de redevabilité et de développement durable ».
C’est donc dans cette perspective, a- t- il souligné, qu’il faille obligatoirement promouvoir la certification des réserves minières jugées disponibles après recherche et envisager des réflexions qui tendraient à subordonner toute acquisition des carrés miniers exploitables à un appel d’offre préalable afin de garantir « la transparence et la compétitivité objective » dans le secteur minier, en s’assurant bien entendu de la promotion de la préférence nationale.
Le ministre des Mines, Kizito Pakabomba ainsi que d’autres ministres sectoriels directement concernés ont été chargés de s’associer à des experts afin de produire cette réflexion, et les éléments de sa mise en œuvre en respect aux différents textes légaux. Un rapport est attendu dans les 30 jours.
En République démocratique du Congo, les méandres de la fraude et de la contrebande minières sont les principales causes de l’effondrement des recettes de l’État congolais dans le secteur minier.



















































