Le président de la République, Félix Tshisekedi s’est exprimé samedi, sur la création par son prédécesseur, Joseph Kabila, du mouvement politico-militaire Front pour la Refondation de la Nation (FRN) en remplacement de l’AFC-M23.
Au cours d’un échange avec les députés, sénateurs et cadres de l’Union sacrée de la Nation, Félix Tshisekedi affirme que Kabila est tout simplement un « peureux » qui n’avait d’autres choix que se dévoiler publiquement après les sanctions américaines imposées sur son parrain « Kigali » et la pression des FARDC sur la ligne de front.
« Pour le peu que j’ai eu à le pratiquer, je peux vous assurer que Joseph Kabila est un peureux. Et là, il doit se demander s’il a fait un bon choix », a argué Felix Tshisekedi cité par une source après la réunion de ce samedi et relayé par le journaliste Stanis Bujakera.
Le Chef de l’Etat congolais estime que son ancien partenaire dans la coalition FCC-CACH, à l’aube de la première alternance démocratique en RDC, a été « contraint de sortir du bois sous la pression pour donner la coloration congolaise à cette agression ».
Il a néanmoins déploré qu’un ancien Chef de l’Etat qui a dirigé le pays pendant 18 ans, ait choisi de retourner les canons contre la RDC.
Félix Tshisekedi a toutefois rassuré que « tout est sous contrôle ».
Quelques jours avant l’annonce du Front pour la Refondation de la Nation, le 09 octobre 2026, Joseph Kabila, président de ce mouvement politico-militaire, avait, dans son discours intitulé « Le pays est en péril : ne pas agir c’est être complice », critiqué la gestion de la République par son successeur, Félix Tshisekedi.
De la tribalisation des institutions publiques à l’enrichissement à outrance d’un petit groupe d’individus autour du Président Tshisekedi, Kabila avait déploré « l’institutionnalisation du tribalisme et du népotisme et d’une gestion patrimoniale de l’État ».
« Plus chef d’un clan que Chef de l’État, celui qui incarne ce pouvoir n’a en effet pour seules constances que le déni et l’inconstance. Il n’assume aucune déconvenue, ne tient ni parole ni promesse, et ne respecte aucun engagement », avait-il déclaré.
En outre, il avait aussi qualifié son successeur de « Ivan le terrible » dénonçant « une tyrannie » installée progressivement en dépit de « l’Etat de droit » prôné par le parti au pouvoir, UDPS.
« La RDC n’est plus une république, encore moins démocratique. Elle est gouvernée non pas sur la base de la constitution et des lois opposables à tous, mais de la seule volonté d’un chef de l’État qui se comporte en réincarnation du tristement célèbre empereur Ivan le Terrible, et considère donc le Congo comme une propriété privée et les Congolais comme des sujets taillables et corvéables à merc », avait-il argué.

















































