Dans le cadre d’une enquête pour des faits présumés de blanchiment de capitaux lié au pillage des minerais du Grand Katanga, la justice belge a perquisitionné, mercredi 14 octobre, des résidences du clan Tshisekedi dans les communes des Brabants flamand et wallon à Bruxelles.
Selon la presse belge, cette opération n’a pas ciblé directement le président congolais, Félix Tshisekedi, mais plutôt son entourage familial y compris ses frères biologiques.
Dans un communiqué, relayé par La Libre Belgique, le parquet fédéral belge indique que ces opérations s’inscrivent dans le cadre d’une instruction judiciaire ouverte à la suite de plaintes déposées par des organisations non gouvernementales en juillet 2025.
La même source précise qu’une camionnette aurait été chargée de plusieurs malles lors de ces perquisitions, sans toutefois divulguer le contenu de celles-ci.
Depuis le dépôt des plaintes par plusieurs organisations non gouvernementales (ONGs) katangaises et quatre anciens dirigeants de la Gécamines en juillet 2025, les magistrats belges ont intensifié leurs investigations.
À la suite de celles-ci, ils ont notamment exigé, en novembre 2025, l’accès à l’historique complet des comptes bancaires de la première dame, Denise Nyakeru, ainsi que de plusieurs enfants et frères du président Tshisekedi, tous détenteurs de la nationalité belge, selon la plainte.
Cette initiative s’inscrit dans une vaste enquête portant sur des accusations de « pillage et prédation » des ressources minières, auxquelles s’ajoutent la corruption, le détournement de fonds publics et le blanchiment d’argent transfrontalier.
Concrètement, les enquêteurs belges soupçonnent des circuits financiers opaques permettant des investissements incompatibles avec les revenus déclarés, caractéristiques d’un véritable système mafieux orchestré par des personnalités proches du pouvoir.

















































