Le président Félix Tshisekedi a réaffirmé sa volonté d’améliorer la desserte en eau potable sur l’étendue de la République démocratique du Congo qui possède plus de la moitié des eaux douces d’Afrique et 6 % des eaux douces mondiales.
Et pourtant, le paradoxe est tel que le pays n’exploite que 1 330 000 m³/jour de son potentiel hydrographique impressionnant, bien en deçà des 3 700 000 m³/jour de la demande actuelle, avec 79 % d’eau de surface et 21 % d’eau souterraine.
Selon la Banque mondiale, le taux d’accès à l’eau potable en République Démocratique du Congo se situe à environ 34 % au niveau national en raison du manque d’infrastructures qui oblige la majorité de la population à s’approvisionner à des sources non protégées.
Pour inverser la courbe, le Chef de l’Etat a, lors du Forum africain de l’eau qui s’est tenu du 15 au 16 juillet à N’Djamena, au Tchad, indique vouloir augmenter le taux d’accès à l’eau potable à 60 % à l’horizon 2035.
Dans la foulée, il a annoncé que l’accès aux services d’assainissement et d’hygiène atteindra 50 % tandis que l’accès adéquat aux infrastructures d’eau, d’hygiène et d’assainissement dans 80 % des écoles et établissements de santé sera garanti.
Sur le plan continental, Félix Tshisekedi a proposé cinq orientations pour relever les défis de la gestion des ressources hydriques incluant l’intégration des politiques publiques; le renforcement de la gouvernance à travers des institutions performantes; une meilleure redevabilité et une gestion transparente des infrastructures hydriques; la préparation de projets techniquement mûrs et financièrement structurés afin d’attirer davantage d’investissements et du financement des infrastructures hydriques.
De son avis, la question d’accès à l’eau doit être abordée au même titre que l’agriculture, l’énergie, la santé, l’urbanisme, l’environnement et les infrastructures.
« Nos politiques doivent être pensées à l’échelle des bassins, des territoires, des villes et des systèmes économiques », a-t-il déclaré.
Le président congolais a également plaidé pour une mobilisation massive des ressources publiques, privées et des partenaires internationaux.
« Nous devons développer sur notre continent la production de tuyaux, de pompes, de compteurs, d’équipements de traitement, de systèmes d’irrigation et de solutions numériques », a préconisé Félix Tshisekedi soulignant que la nécessité de faire de l’eau un levier d’industrialisation.











































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