Dans sa note de conjoncture économique hebdomadaire, la Banque Centrale du Congo (BCC) a mis en lumière le paradoxe entre la mobilisation des recettes et les dépenses publiques au terme de la dernière semaine du mois de juin 2026.
Selon le tableau de suivi de la situation financière de l’État produit par la Banque Centrale, les recettes provenant des régies financières atteignent à peine 1.467,8 milliards de CDF sur la période analysée.
Au titre des Impôts directs et indirects, la Direction générale des impôts (DGI) vient en tête avec 613,0 milliards de CDF tandis que la Direction générale des Douanes et accises (DGDA) et la DGRAD viennent respectivement en deuxième et troisième position avec 517,2 milliards et 337,7 milliards de francs congolais réalisés entre le 19 et le 26 juin dernier.
Dans ce rapport, l’institution met en lumière des écarts importants entre les dépenses publiques et les recettes recouvrées.
Dans le cadre du plan de trésorerie de l’État pour le mois sous revue, la BCC relève un déficit prévisionnel de 332,0 milliards de CDF. Ce déséquilibre résulte de la confrontation entre des recettes estimées à 1.970,1 milliards de CDF et des dépenses prévues à 2.302,1 milliards de CDF.
Sur la même période, les dépenses publiques s’établissent à 2.880,2 milliards de CDF. La BCC indique que les décaissements concernent principalement les salaires des agents et fonctionnaires de l’État (1.143,9 milliards de CDF) et les frais financiers (90,8 milliards de CDF).
Toutefois, l’institution indique que les données provisoires du mois de juin montrent une exécution marquée par des difficultés de mobilisation.
À ce stade, la collecte des recettes par les régies financières est inférieure aux objectifs fixés. Les impôts directs et indirects ne constituent qu’environ 70 % des prévisions inscrites au plan de trésorerie de l’État.
En parallèle, l’institution souligne que les dépenses de l’État ont été exécutées au-delà de la programmation mensuelle. Les dépenses de rémunération sont notamment en légère hausse par rapport aux prévisions, évaluées à 990,0 milliards de CDF, en raison, entre autres, de la paie complémentaire.

















































