L’ancien chef d’état-major général des forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), Christian Tshiwewe Songesa, a été transféré à la prison de haute sécurité de Ndolo à Kinshasa.
Nommé conseiller militaire du Président de la République, Félix Tshisekedi, par une ordonnance présidentielle lue le 19 décembre 2024, le Général Tshiwewe était depuis détenu par le Conseil National de Cyberdéfense.
Considéré comme l’homme de confiance de l’actuel chef de l’État, Tshiwewe a gravi les échelons depuis l’accession de Félix Tshisekedi au pouvoir en 2019.
Il a été promu à la tête de la Garde républicaine pour assurer la sécurité présidentielle, puis élevé au grade de lieutenant général des FARDC avec pour mission de réorganiser et dynamiser l’armée congolaise dans un contexte d’aggravation de la crise sécuritaire dans l’est du pays.
Cependant, cet haut officier militaire est désormais poursuivi pour association de malfaiteurs, complot contre le chef de l’État, tentative d’assassinat et trahison en raison de contacts présumés avec une puissance étrangère.
« Il n’a pas nié les faits »
En juillet, le chef du parti présidentiel Augustin Kabuya avait affirmé que le général Tshiwewe aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés lors de son interpellation.
Selon le secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS), l’ancien chef d’état-major, promu au poste de conseiller militaire du président Félix Tshisekedi jusqu’à son arrestation, planifiait avec son entourage à éliminer le Chef de l’État.
« Le gens ne réalisent pas la gravité des faits. Il a comploté avec son entourage pour tuer le Chef de l’État, un père de famille, un grand père, la première institution de la République, et il ne veut pas rendre des comptes. C’est prendre des gens pour des esclaves et le pire est qu’il n’a pas nié les faits », avait argué Kabuya dénonçant les justifications communautaires accolée à cette affaire.
« Le jour de l’interpellation de l’ancien Chef d’Etat Major général de l’armée, Christian Tshiwewe, j’ai vu des gens lever la voix pour dénoncer des prétendues arrestations systématiques des officiers d’une seule communauté. Mettons-nous d’accord sur un point. Quand le président Tshisekedi a élevé en grade tous ces généraux, était-ce au nom de leur communauté ? Mais d’où vient ce discours ? Tu veux faire du mal à quelqu’un qui t’a fait du bien et, au nom de ta communauté, qu’on ne te pose pas la question ? Ça c’est prendre les gens pour des esclaves », avait-il martelé alors que plusieurs personnalités politiques dont l’ancien président de la République, Joseph Kabila dénoncent les arrestations systématiques des officiers militaires swahiliphones particulièrement du Grand Katanga.
Outre le général Tshiwewe, une dizaine d’officiers des forces armées congolaises ont également été transférés en prison, dont le général Franck Ntumba, ancien chef de la Maison militaire de la présidence, directement rattachée au chef de l’État, le général Christian Ndaywel Okura, ancien directeur des renseignements militaires (DEMIAP) et récemment nommé chef d’état-major de la force terrestre, ainsi que le général de brigade John Kabila, ancien officier d’ordonnance de Joseph Kabila, le général de brigade John Sangwa, et le général major Nyembo Kufi.















































