Le gouvernement a arrêté jeudi 30 avril, les mécanismes coercitifs et opérationnels de contrôle, de lutte contre la fraude minière et de restauration d’une gouvernance efficace du secteur extractif. L’annonce a été faite à l’issue d’une séance de travail réunissant les ministres de la Justice, des Mines et de l’Environnement autour du vice-premier ministre de l’Intérieur Jacquemain Shabani.
Selon le ministre des Mines, Louis Watum, le gouvernement a validé une kyrielle de mesures sur le plan opérationnel et structurel, en vue d’apporter une réponse coordonnée et durable à cette problématique.
« Nous avons engagé des mesures d’urgence pour lutter contre la fraude minière et l’exploitation illicite des minerais. Il y a une collaboration non seulement gouvernementale, mais interinstitutionnelle pour que, ensemble, nous puissions gagner ce pari », a déclaré le ministre des Mines, Louis Watum.
Parmi les mesures, figurent les poursuites judiciaires à l’encontre de tous les acteurs impliqués dans des activités frauduleuses.
« Au vu de tous les dégâts qui se font pour le moment, comme vous le savez, non seulement cette fraude minière fait perdre des milliards de dollars à la République, mais également commence à causer des dommages incommensurables, tant du point de vue matériel que même culturel, avec profanation des tombes et autres. Cela ne peut pas continuer. On ne peut pas continuer à voir les richesses du pays s’en aller alors que les fils et filles du pays restent dans une misère indescriptible. C’est pour cela que cette réunion a eu lieu, pour que ce mécanisme coercitif et opérationnel se mette en place », a-t-il argué.
Pour le gouvernement, cette ère est révolue.
« Cela veut dire en termes clairs que tout celui qui a été trouvé coupable dans cette chaîne, que ce soit au niveau de l’administration des provinces, que ce soit au niveau de l’administration des mines, que ce soit au niveau de l’armée ou de la police, et de toutes les autres structures qui sont impliquées », a-t-il affirmé.
Lors de la 87e réunion du Conseil des ministres, Félix Tshisekedi a ordonné la riposte de la lutte contre la fraude minière afin de colmater les pertes considérables pour la République, tant sur les plans économique, matériel et culturel.

















































