Le président de la République, Félix Tshisekedi a insisté sur l’urgence d’accélérer les processus de mise à la retraite des agents et fonctionnaires de l’État. Cette instruction intervient après la saisine du chef de l’État de plusieurs rapports convergents signalant un vieillissement préoccupant des effectifs au sein de l’administration publique.
En effet, plus de 300.000 agents et fonctionnaires ont atteint ou dépassé l’âge statutaire de la retraite. Parmi eux, figurent de nombreux agents âgés, certains restant encore en activité, allant jusqu’aux septuagénaires, octogénaires et même des nonagénaires.
Dans son analyse, le président Tshisekedi estime que cette situation affecte la performance de l’administration et la qualité des services publics rendus à la population.
De plus, a-t-il souligné, elle freine le renouvellement générationnel, limite les perspectives d’évolution des jeunes agents et accentue la pression sur la masse salariale de l’État.
« Cette situation affecte la performance de l’administration et la qualité des services publics, freine le renouvellement générationnel, limite les perspectives d’évolution des jeunes agents et exerce une pression importante sur la masse salariale de l’État », a déclaré le président de la République.
Félix Tshisekedi a rappelé que la construction d’une administration moderne, performante et au service du citoyen exige un rajeunissement notamment à travers des mesures qualitatives de la fonction publique, tout en garantissant le respect de la dignité des personnes ayant servi la nation.
Le président a reconnu que le gouvernement a engagé des efforts, notamment à travers des mises à la retraite intervenues en 2022 et en 2025, mais a estimé que ces actions restent insuffisantes au regard de l’ampleur des besoins.
Des instructions au gouvernement pour une exécution planifiée dès 2026
En conséquence, le chef de l’État a instruit le vice-premier ministre en charge de la Fonction publique, en étroite collaboration avec plusieurs membres du gouvernement, de présenter l’état d’avancement secteur par secteur des mises à la retraite prévues pour l’exercice 2026 ainsi que des projections pour 2027.
Il leur a également demandé d’élaborer et mettre en œuvre un plan trimestriel permanent de mise à la retraite, couvrant à la fois les régimes généraux et les régimes particuliers, afin de garantir un départ digne.
À terme, ce plan vise à assurer les paiements effectifs des indemnités de fin de carrière et les paiements des pensions via la Caisse nationale de sécurité sociale des agents publics de l’État (CNSSAP).
Le président a, par ailleurs, appelé à opérationnaliser des mécanismes de financement innovants et pérennes notamment par la mobilisation de partenaires bancaires, ainsi que par la valorisation des réserves et placements de la sécurité sociale des agents publics. Cette démarche vise à réduire la dépendance du processus aux contraintes de trésorerie de l’État.
Une réforme structurante attendue avec “appropriation personnelle” du gouvernement
Félix Tshisekedi a conclu en soulignant que la réforme constitue à la fois un impératif de justice envers les aînés ; une condition du rajeunissement qualitatif de l’administration et surtout un levier d’amélioration de la qualité des services publics.
Le président de la République a exigé de chaque membre du gouvernement concerné une appropriation personnelle et résolue de cette réforme, décrite comme structurante et prioritaire.


















































