Pas de rentrée académique 2026-2027 pour les étudiants des universités et instituts supérieurs de l’Etat dans les villes de Goma et de Bukavu, respectivement au Nord et Sud-Kivu.
Énervé par les nouvelles nominations des comités de gestion par les autorités de l’AFC-M23, le gouvernement congolais a décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre, toutes les activités académiques et par-académiques, au titre de l’année académique 2026-2027, au sein des établissements d’enseignement supérieur et universitaire.
Dans un arrêté rendu public mardi, la ministre de tutelle, Marie-Thérèse Sombo soutient que la situation sécuritaire dans cette zone occupée par la rébellion, affecte le fonctionnement régulier des établissements universitaires.
Selon elle, cette mesure vise à préserver la régularité des cursus académiques, la valeur des titres académiques délivrés par la RDC, ainsi que la sécurité et les intérêts tant du personnel que des étudiants.
Au Nord-Kivu, la décision cible l’Université de Goma (UNIGOM), l’ISC-GOMA, l’ISTM-GOMA, l’ISTA-GOMA et l’ISP-GOMA.
Dans la province voisine du Sud-Kivu, l’Université Officielle de Bukavu (UOB), l’ISC-BUKAVU, l’ISTM-BUKAVU, l’ISP-BUKAVU, l’ISDR-BUKAVU et l’ISAM-BUKAVU sont concernés.
« La suspension visée concerne les activités liées aux inscriptions et réinscriptions, aux enseignements, aux évaluations, aux délibérations et à tout autre acte académique
susceptible de conduire à la délivrance d’un titre académique au titre de l’année académique 2026-2027 », indique l’arrêté ministériel.
Toutefois, précise la ministre de l’ESU, les étudiants finalistes de l’année académique 2025-2026 dont le cursus n’a pu être régulièrement achevé, sont autorisés à présenter leurs évaluations ou à accomplir les activités académiques nécessaires au parachèvement de leur cursus au sein des établissements publics ou privés dont les autorités sont légalement établies par Kinshasa ou régulièrement constituées.
Le gouvernement prévoit par ailleurs de garantir les droits et avantages administratifs du personnel régulièrement recruté par ces établissements.
« À ce titre, une observation permanente est mise sur pied pour suivre l’évolution de cette situation sécuritaire, en vue de permettre à l’Autorité de tutelle de prendre, dès que possible, les mesures idoines pour rétablir le bon fonctionnement de ces établissements d’enseignement supérieur et universitaire des villes de Goma et Bukavu », ajoute Marie-Thérèse Sombo.
Pour le gouvernement, cette mesure répond à la nécessité de prévenir l’accomplissement d’actes académiques hors du cadre légal et institutionnel conformes aux standards internationaux admis.
Il y a deux semaines, Kinshasa a rejeté les comités de gestion des universités et instituts supérieurs mis en place par l’AFC-M23 qualifiant cette décision intervenue entre les 29 mai et le 7 août, « d’ingérence grave » dans le fonctionnement des institutions relevant de l’autorité de l’État.
Kinshasa estime que ces nominations constituent une tentative de « substitution à l’autorité publique légitime » et précisant que celles-ci sont nulles et sans effet juridique.


















































