Le vice-premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito a vanté les performances économiques réalisées depuis l’accession de Félix Tshisekedi à la présidence de la République démocratique du Congo, en janvier 2019.
D’emblée, l’ancien Premier ministre sous Joseph Kabila affirme qu’en dépit de la crise sécuritaire dans l’est du pays et des dépenses y liées, l’économie congolaise se porte bien.
« Tout est au vert malgré le contexte difficile lié à la crise sécuritaire », a-t-il déclaré, soutenant que sous Tshisekedi, la RDC a retrouvé son autonomie économique..
Pour étayer son argumentaire, Adolphe Muzito estime que, durant le premier quinquennat du président en exercice, le PIB est passé de 46,84 milliards de dollars en 2019 à 70 milliards de dollars pour 105 millions d’habitants en 2023.
« En arrivant au pouvoir en 2019, le président Félix Tshisekedi a trouvé un PIB de 46,84 milliards de dollars pour 85 millions d’habitants. À fin 2023, ce PIB était de 70 milliards de dollars pour 105 millions d’habitants. Le PIB par tête d’habitant est donc passé de 540 dollars à 670 dollars pour la même période », a-t-il précisé.
Le vice-premier ministre évoque par ailleurs le doublement du budget national en ressources propres,. passé de 4 à 8,5 milliards de dollars.
« À titre de comparaison, Joseph Kabila a multiplié le budget par quatre en vingt ans, tandis que Félix Tshisekedi l’a multiplié par cinq en moins de dix ans. Par ailleurs, les réserves de change sont passées de 800 millions de dollars à 5,5 milliards de dollars sur la même période. C’est un exploit accompli par l’actuel président, avec le gouvernement dirigé par Judith Suminwa Tuluka », a affirmé Muzito.
Adolphe Muzito a toutefois reconnu la nécessité de diversifier l’économie nationale, dont le secteur extractif demeure, selon lui, le principal moteur de la croissance.
Au-delà du secteur minier, le gouvernement prévoit de mobiliser davantage les transports et les services, tout en développant le secteur agricole afin de renforcer les exportations vers les pays voisins et de dégager davantage de devises.
Le gouvernement projette en outre un taux de croissance d’environ 5,5 % en moyenne sur la décennie 2026-2035.
« Grâce à ces résultats, la RDC aura atteint sa souveraineté en finançant ses investissements avec des ressources propres, sans se soumettre aux caprices des institutions financières internationales ni aux partenaires bilatéraux. Avec Félix Tshisekedi, la RDC se positionnera au 3e rang des puissances économiques d’Afrique subsaharienne, juste après l’Afrique du Sud (550 milliards de dollars) et le Nigeria (530 milliards de dollars), avec un PIB de 215 milliards de dollars en 2035 », a conclu Muzito.
Candidat à la présidentielle de décembre 2023, Adolphe Muzito, ex-membre de la coalition Lamuka, s’est rapproché de Félix Tshisekedi en critiquant l’absence de vision structurée et de cohérence idéologique au sein de l’opposition congolaise, qui peine à se constituer en force alternative crédible face à la majorité.
Avant d’intégrer le gouvernement Suminwa II, il a déploré les méthodes extrêmes et les actions désordonnées de l’opposition radicale, soulignant que celle-ci a du mal à articuler une stratégie républicaine fondée sur un projet clair, un programme commun et un dialogue politique responsable.











































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