La République démocratique du Congo multiplie les stratégies pour corser son dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.
Après la promulgation en 2022, d’une loi anti-blanchiment, le gouvernement a annoncé l’admission de la Cellule nationale des renseignements financiers (CENAREF) au sein du Groupe Egmont, un réseau international qui favorise la coopération et l’échange de renseignements entre les cellules de renseignement financier du monde entier. Selon le ministre des Finances, cette adhésion aux réformes engagées et consolidées entre 2019 et 2024.
À travers cette intégration, la CENAREF fait partie intégrante du réseau mondial des cellules de renseignement financier (CRF) et pourra désormais échanger des renseignements financiers avec ses homologues étrangers dans le cadre d’enquêtes transfrontalières.
Le gouvernement qualifie cette admission d’une avancée majeure qui renforce la crédibilité du pays sur la scène internationale et consolide son engagement en faveur de la transparence financière, de l’intégrité du système financier et de la coopération internationale.
Le Groupe Egmont fournit aux cellules de renseignement financier une plateforme sécurisée d’échange d’expertise et de renseignements financiers afin de lutter contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et les infractions sous-jacentes.
Cette annonce intervient alors que la RDC milite pour quitter la liste grise de Groupe d’Action Financière (GAFI).
GAFI est un organisme international en charge de l’élaboration des normes en matière de prévention et de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération des armes de destruction massive (LBC-FT-FP).
Le réseau mondial du GAFI, qui comprend plus de 200 juridictions, est au centre des efforts internationaux visant à prendre des mesures décisives, coordonnées et efficaces contre ces menaces pour la sûreté et la sécurité de nos sociétés.
C’est depuis juin 2022 que la RDC est sous « surveillance renforcée » du GAFI pour ses failles en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux.
Les juridictions faisant l’objet d’une « surveillance renforcée » travaillent activement avec le GAFI pour remédier aux défaillances stratégiques de leur régime de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération.
Lorsque le GAFI place une juridiction sous surveillance renforcée, cela signifie que le pays s’est engagé à résoudre rapidement les défaillances stratégiques identifiées dans les délais convenus et qu’il fait l’objet d’une surveillance renforcée. Cette liste est aussi connue sous le nom de « liste grise ».















































