Le gouvernement de la République démocratique du Congo a décrété la « Tolérance Zéro » face aux phénomènes « Bamba roho et Bilanga », le fractionnement des marchandises, la sous-évaluation ainsi que la dénaturation des marchandises avec la complicité de certains agents au poste frontalier de Kasumbalesa, dans la province du Haut-Katanga.
Le ministre de Commerce extérieur, Julien Paluku évalue les pertes et manque à gagner liés à ces pratiques frauduleuses à 2,5 milliards de dollars américains par an. Il a fait cette révélation lors d’une descente effectuée avec son collègue de l’Industrie, de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME, Justin Kalumba Mwana Ngongo, du gouverneur intérimaire, Martin Kazembe, et du Directeur général de l’Office Congolais de Contrôle, Pierre Lohohola.
Pour endiguer ces pratiques, le ministre Paluku a annoncé la construction du poste frontalier à arrêt unique de Kasumbalesa et du port sec moderne mais aussi le lancement du Régime Commercial Simplifié (RECOS) entre la RDC et la Zambie.
Ce régime spécial accorde plusieurs facilités aux petits commerçants transfrontaliers et aux populations vivant le long des frontières.
Dans cette optique, il a enjoint à la société ITM Border Services d’intégrer un segment pour surveiller lesdits phénomènes.

Parallèlement, Julien Paluku a préconisé une collaboration entre les services et l’utilisation obligatoire du Guichet Unique Intégral du Commerce Extérieur (GUCE).
Ces décisions visent à dématérialiser totalement les procédures de pré-dédouanement, de dédouanement et de post-dédouanement des marchandises pour réduire les coûts et les délais pendant les opérations commerciales, maximiser les recettes publiques et bien vendre l’image du pays.
















































