Malgré la validation, en août 2025, d’un plan minimum de relance de la Société minière de Bakwanga (MIBA), estimé à 70 millions de dollars et l’annonce d’une avance de 50 millions de dollars par le président Félix Tshisekedi, les populations du Kasaï demeurent dans l’attente de la mise en œuvre effective des engagements publics.
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Face à cette inertie, le député national Godé Mpoy a formulé une proposition visant à relancer la filière diamantaire via la Banque Centrale du Congo (BCC).
Dans une tribune intitulée « Économie diamantaire en RDC : Relancer la MIBA par la Banque Centrale du Congo », l’élu de Kinshasa, professeur d’économie, soutient que, depuis l’essor du diamant artificiel, la valeur économique du diamant naturel aurait été fortement affectée, estimant une dépréciation d’environ dix fois.
Selon Godé Mpoyi, la consolidation de la filière passe par la mise en place d’un mécanisme d’agencification associant la MIBA, la BCC et le gouvernement.
Concrètement, il propose que la Banque centrale fournisse à la MIBA une contre-valeur, permettant au diamant d’être comptabilisé comme actif supplémentaire au sein des réserves de change, en complément des actifs déjà détenus, notamment l’or.
Dans un second temps, le gouvernement utiliserait ces diamants comme garantie souveraine afin de mobiliser des investissements et faciliter l’accès au financement de la filière.
Toutefois, le député appelle à une gestion prudente du dispositif, afin de protéger les intérêts des parties prenantes tout en évitant toute fragilisation des réserves de change.
« On ne vide jamais l’océan avec la petite cuillère », résume-t-il.
Dans les domaines de l’économie publique et de la gestion financière de l’État, le concept agencification désigne le transfert de missions de l’État vers des organismes spécialisés et autonomes.
Dans le cadre de cette stratégie, l’État délégue des tâches opérationnelles, de régulation ou d’expertise à des structures spécialisées.


















































