Dans sa 37e tribune intitulée « RDC, le triple objectif du dialogue national », le vice-Premier ministre, ministre du Budget Adolphe Muzito Fumutshi a appelé au renforcement du système de défense de la République démocratique du Congo.
D’emblée, le membre du gouvernement Suminwa a estimé qu’un État qui ne peut défendre son territoire ne peut durablement financer son développement.
Insistant sur l’augmentation des ressources budgétaires propres, d’environ 4 milliards de dollars en 2019 à 15,2 milliards de dollars en 2026, puis potentiellement à environ 40 milliards de dollars en 2035, Adolphe Muzito a souligné que cette trajectoire doit s’accompagner d’une montée en puissance progressive des forces armées congolaises (FARDC).
« L’effort budgétaire doit s’accompagner d’une réforme du commandement, de la formation, du renseignement, de la logistique, de la maintenance et du contrôle », a-t-il déclaré.
Dans sa réflexion, le président national du parti Nouvel Élan a précisé que cette puissance militaire ne sera ni conçue pour attaquer les voisins, ni destinée à nourrir des velléités expansionnistes.
« La RDC ne revendique aucun territoire étranger. Elle veut dissuader les agressions, protéger ses frontières, sécuriser les échanges économiques et contribuer aux mécanismes africains de paix », a-t-il affirmé.
Pour atteindre cet objectif, Adolphe Muzito propose une réforme structurée autour de six piliers stratégiques:
– Une doctrine nationale de défense et un commandement unifié placés sous l’autorité civile ;
– La maîtrise du renseignement, des frontières, de la cybersécurité, des drones et des communications ;
– Une logistique militaire nationale et une industrie de défense progressive ;
– Une réserve organisée et une préparation civique respectueuse des droits fondamentaux ;
– L’amélioration de la solde, du logement, de la santé et de la protection sociale des militaires ;
– La traçabilité des dépenses, conciliant secret opérationnel et contrôle démocratique.
« La finalité de la puissance militaire de notre pays est la paix : une paix fondée non sur la faiblesse ou la résignation, mais sur le droit,la dissuasion et le respect mutuel », a-t-il conclu.


















































